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| | [Fanfiction Pokémon] Les Larmes de Jirachi | |
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| Auteur | Message |
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Invité Invité
 | Sujet: [Fanfiction Pokémon] Les Larmes de Jirachi Dim 6 Sep - 11:21 | |
| Bonjour à tous ! Je me lance dans une nouvelle fanfiction à chapitres, et j'espère qu'elle vous plaira ! En cadeau pour le commencement, le prologue et le chapitre 1. Je publierais un chapitre toutes les deux semaines (je sais, c'est long, mais je suis en BAC+2 et j'ai pleiiiin de devoirs. Si j'arrive quand même à écrire un chapitre par semaine, je rapprocherais les publications.) --- Voici le résumé : Elza Delouvre a dix ans. Elle va commencer son voyage initiatique en compagnie de Zan, son starter. Son rêve ? Terminer la Ligue Johto. D'aventures en rencontres, d'amitiés en rudes batailles, Elza se retrouvera confrontée aux pires brigands, mais aussi au plus grand mystère de Johto : Le légendaire pokémon Jirachi.
*** Extrait du chapitre 1 : Les yeux du pokémon plante se rétrécirent en deux fentes. Il fixa Zan et frappa. Trop vite. Zan n’eut pas même le temps de se rendre compte qu’on l’attaquait qu’il était déjà bousculé par deux puissantes lianes qui le projetèrent au sol dans un bruit mat. « Zan ! Relève-toi ! Tu peux y arriver ! - Germignon, achève-le avec ta charge ! Ordonna Matthew. - Zan ! Lève-toi ! Attaque ! Attaque pistolet à eau ! Zan ! » Trop tard. Germignon chargea et toucha son adversaire. La feuille sur ton crâne se dressa fièrement tandis qu’il bombait son torse, Zan étendu à ses côtés, K-O. ***--- Détails supplémentaires : Lisible par tous - action-aventure/humour/général L'univers des Pokémons ne m'appartient pas et je ne reçoit pas d'argent pour écrire cette histoire. Les personnages m'appartiennent, je demande à toute personne suceptible de vouloir les utiliser de m'en demander la permission. Toute ressemblance avec une personne existante ou ayant existé est totalement fortruite. Le cas échéant, les personnes ont été prévenues de la publication de la fanfiction. --- Histoire publiée sur fanfic-fr.net sous le pseudo mixiwelch. --- EXCUSEZ MOI D'AVANCE POUR LE QUADRUPLE POST ! 
Dernière édition par mixiwelch le Dim 6 Sep - 11:35, édité 1 fois |
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 | Sujet: Re: [Fanfiction Pokémon] Les Larmes de Jirachi Dim 6 Sep - 11:24 | |
| PROLOGUE Bourg Geon (Note : désolée, le alinéats se barrent à la publication... >.>) *** Le soleil effleurait la colline du Bourg Geon. Il était tôt, la rosée embaumait l'air d'un parfum feutré et doux. Ca et là, des femmes ouvraient leurs volets tandis que des hoothoot sauvages partaient se coucher en hululant doucement. L’immense bâtiment qui tenait lieu de laboratoire au professeur Orme était surmonté d’un toit de briques rouges qui reflétaient les rayons du soleil matinal. Une voiture sombre s’engagea dans l’allée cimentée et s’arrêta devant la porte grise et usée de l’édifice. D'un saut énergique, Elza Delouvre sauta hors de la voiture de ses parents et inspira une longue bouffée d'air matinal. « Allez, maman, il faut te dépêcher ! Et toi, papa ! Vite ! Sinon, il n’y aura plus de pokémon pour moi ! » Elza avait dix ans. Ses cheveux coupés en carré court volaient joyeusement autour d’elle tandis qu’elle sautillait vers le laboratoire du célèbre professeur Orme. C’était aujourd’hui qu’elle recevrait son premier pokémon, et ses parents avaient roulé toute la nuit depuis Doublonville… Mais à dire vrai, Elza n’avait pas vraiment dormi en chemin : toute la route durant, elle n’avait cessé de marmonner sur son futur compagnon. Au bout d’un long trajet cependant, elle avait certifié à ses parents que son choix était fait. Prenant ses parents par la main, elle les tira vivement vers l’imposant laboratoire où elle pourrait enfin faire la connaissance avec son nouvel ami. Un technicien vint les accueillir et les laissa patienter dans une antichambre. « Le Professeur Orme va venir dans un instant. Encore faudrait-il qu’il sorte la tête de son ordinateur… » Marmonna l’homme en guise d’excuse. Lorsque le professeur les reçut enfin, Elza s’étonna qu’il ait l’air si jeune. Bien qu’elle l’ait déjà vu de nombreuses fois à la télévision, elle s’étonna de la gaité qui ressortait de ses traits lorsqu’il parlait. « Bonjour, madame. Bonjour, monsieur. Elza… je suis le professeur Orme. Désolé du retard ; j’étudiais un cas très rare de contamination des mystherbe sauvages par le pollen que les cotovol perdent en s’élevant dans les airs lors des jours de grand vent et- - Professeur ! Je suis si pressée ! Où sont les pokémons ? » Demanda impatiemment Elza en souriant. « Que de précipitation ! Ne t’en fais pas, tu es la première. Viens, ils sont par ici. Madame, monsieur, si vous voulez bien nous attendre… » Le professeur la conduisit vers une salle remplie d’ordinateurs et de machines de toutes sortes. Un bourdonnement sourd s’échappait des instruments, et de nombreux voyants clignotaient vaillamment dans la grande pièce. Au centre, une table ronde sur laquelle trônaient trois pokéballs était éclairée par une vieille lampe suspendue maladroitement au plafond. Le professeur s’approcha de la table et montra à Elza les pokéballs. « Voici les pokéballs de Germignon, kaiminus, et Héricendre. Tu as déjà fait ton choix, Elza ? - Oh, oui ! ca fait un petit moment que j’y pense. J’ai décidé de prendre kaiminus ! - Kaiminus ? C’est drôle, d’habitude les filles préfèrent héricendre… Et bien, il est à toi ! C’est un mâle, il est au niveau cinq. » Elza saisit doucement la pokéball dans ses mains. Elle approcha la balle de son visage avec un sourire timide, et ses yeux louchèrent sur le petit bouton blanc. Puis, sans prévenir, elle s’élança dans la pièce : « Kaiminus, c’est à toi ! » Un éclair rouge zébra la pièce bourdonnante, et un instant plus tard, un crocodile bleuté se tenait debout, à deux pas de la petite fille. Il la regarda, penchant sa tête sur le côté, quand elle s’agenouilla près de lui. « Bonjour, toi ! Je m’appelle Elza, et je suis ta nouvelle dresseuse… - Kai ? - J’espère qu’on s’entendra bien tous les deux ! Je vais te présenter à mes parents tout de suite, mais avant, je voudrais te renommer Zan, c’est bon ? - Kaiminus ! » Le pokémon eut l’air d’apprécier l’idée et il secoua ses bras comme signe d’acceptation. Elza sentit une bouffée de fierté l’envahir, et elle se surprit à espérer fort que tout irait bien avec son nouveau et premier pokémon. Un sourire éclaira son visage, elle remercia le professeur avec un grand rire, et sortit précipitamment de la salle pour montrer à ses parents son nouvel ami. |
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 | Sujet: Re: [Fanfiction Pokémon] Les Larmes de Jirachi Dim 6 Sep - 11:34 | |
| CHAPITRE 1 Bourg Geon *** Le réveil sonna. Rien ne se produisit. Le réveil sonna encore. Elza grogna dans son sommeil et se retourna dans son lit. Soudain, elle sentit quelque chose de pointu lui enfoncer sauvagement la main. « Aie ! » s’écria t- elle. Elle porta ses doigts douloureux à sa bouche, les yeux clos encore, les cheveux dressés en épi sur son crâne. « Kai-kai-kaiii ! » Elza sursauta, parfaitement réveillée. Zan ! Son premier pokémon ! Elle écrasa le réveil d’un coup de poing et contempla sa main douloureuse : Zan l’avait mordu pour la réveiller ! Elle fronça les sourcils : « Dis donc, toi, on ne mord pas sa dresseuse comme ça ! » Le jeune crocodile pencha la tête sur le côté tandis que ce qui semblait être un sourire se dessina sur sa gueule. Elza soupira et lui rendit son sourire. Elle était fatiguée. Il faut dire qu’elle avait des heures de sommeil en retard ! Toute la nuit durant elle l’avait passée dans la voiture de ses parents, et toute la journée pratiquement pour rentrer à Doublonville. Elle n’avait eu que le soir pour souffler un peu, mais elle s’était endormie tout juste après le dîner. Au dehors, le jour était déjà levé. De la rosée brillait aux angles de sa fenêtre tandis que la lumière sublimait chaque gouttelette de reflets flamboyants. Elza sourit de bon cœur. Elle réalisa enfin qu’elle était dresseuse, que Zan, son kaiminus, était son premier pokémon, et qu’à partir d’aujourd’hui, il lui faudrait s’entraîner dur pour pouvoir commencer son voyage initiatique. L’excitation s’empara d’elle, comme une bouffée de chaleur, des papillons dans tout le corps. Elle descendit de son lit, enfila ses pantoufles et ouvrit la fenêtre : « Zan, le moment que j’ai attendu depuis des années est enfin arrivé : Je suis devenue ta dresseuse, et j’espère que je serais à la hauteur. C’est vrai que j’ai un peu peur, mais à nous deux, on y arrivera, hein ? Aujourd’hui, on commence l’entraînement. Dans deux mois, si tout va bien, mes parents me laisseront partir pour commencer mon voyage initiatique ; mais pour cela il faut que tu deviennes plus fort, pour me protéger. Ensemble, nous parcourrons les huit arènes de Johto et dans un an, nous participerons à la Ligue Pokémon… » Elza soupira, les yeux dans le vague. « Qu’en dis-tu ? » Le pokémon avait écouté sa dresseuse avec attention ; il hocha la tête, s’approcha d’Elza et lui tapota le bras. « Zan, en avant ! » s’exclama t- elle. Elza s’habilla rapidement d’un short rouge et d’un tee-shirt blanc, noua rapidement quelques mèches rebelles en deux couettes qui défiaient la loi de la gravité sur sa tête, et descendit à la cuisine pour petit-déjeuner. Elle se servit des céréales dans un bol de lait, puis ouvrit un paquet de nourriture pokémon et servit Zan. Ensemble, ils partagèrent leur premier repas. Elza ne pouvait s’empêcher de sourire. Elle avait tant attendu ce moment. Une fois le petit déjeuner englouti, Elza n’y tint plus et couru dehors, Zan sur ses talons. *** « Voyons de quoi tu es capable, Zan ! » Le vent faisait frétiller les petites couettes d’Elza ; Elle s’était rendue dans son jardin et, face à son pokémon, son visage se concentra. Elle fronça encore les sourcils et cria : « Zan, attaque pistolet à eau ! » Le kaiminus s’exécuta rapidement. Sa tête se pencha en arrière, se figea un instant et d’un coup, il pencha tout son corps vers l’avant. Un jet d’eau sortit de sa gueule entr’ouverte et vint fracasser la poupée de paille qui tenait lieu de cible au milieu du jardin. « Ouais ! Zan, tu es le meilleur ! s’exclama Elza. - Kai ! - Maintenant, attaque charge ! » Et Zan chargea. La poupée reçut le choc dans un crac étonnant. Elza continua de donner des ordres à son pokémon ; Pistolet à eau, charge, gros yeux, griffe… A chaque ordre, Zan obéissait et bientôt il ne restait plus de la poupée qu’un tas de paille. Epuisés, tous deux s’allongèrent sur le dos et contemplèrent les nuages qui flottaient au dessus d’eux. « Eh bien, tu es vraiment fort, Zan ! Les adversaires n’ont qu’à bien se tenir ! T’es pas d’accord ? - Ha ha ! Alors Elzounette, on a reçu son premier pokémon ? » Elza se releva d’un bond, Zan à ses côtés. Le kaiminus jugea le nouveau venu du regard et pencha la tête sur le côté. - Matthew ! sourit Elza. Quel bon vent t’amène ? - Je passais dans le coin. Ta maman m’a dit que tu avais été chez le Professeur Orme hier ! Alors, c’est lui ? Joli kaiminus. Ca te dirait un match ? C’est ton premier, n’est-ce-pas ? Voyons ce que tu as dans le ventre ! - Quoi ? Je… Déjà ? Mais Zan et moi ne sommes pas prêts… » Mais à peine Elza eut elle prononcé ces mots que Zan râla. Il se mit en position de combat et fit clairement comprendre à sa dresseuse qu’il souhaitait se mesurer à ce Matthew. « Regarde, Elzounette, ton pokémon a envie de combattre. Tu ne peux pas lui refuser ça. - Tu as plus d’expérience ! - Ne dis pas de bêtises. J’ai germignon depuis un an, mais tu sais bien que je n’ai pas encore commencé mon voyage initiatique à cause de mon père. Je n’ai même pas de badge. Allez, Elzounette, en position ! » Matthew sauta par-dessus la barrière du jardin et se prépara au match. Elza se dirigea lentement en face de lui, le visage grave. Son cœur battait la chamade. Son premier match. « Alors les enfants, on s’amuse ? - Papa ! s’exclama Elza. Matthew m’a défié, nous allons faire un match ! - Oh, c’est ton premier, non ? - Oui. - Ah, ça me rappelle le bon vie- - Papa ! Tu veux bien arbitrer le match, s’il te plait ? -Oh. Bon, très bien. » Il marqua une pause. « Ce match se fera à un pokémon contre un. Il opposera Matthew, de Doublonville à Elza, de Doublonville également. Attention… Prêts ? Que le match commence ! » Elza ferme les yeux et sourit. Il était l’heure, l’heure de son premier match. Elle rouvrit les yeux et regarda attentivement Matthew. Il était plutôt grand pour ses onze ans, et bien en chair. Son visage potelé était souriant et ses yeux bleus amicaux. Il avait une touffe de cheveux marron frisés dressés sur le crâne, ainsi qu’un jean délavé avec un sweet-shirt gris où une tête de pichu faisait un clin d’œil. Toujours souriant, il connaissait Elza depuis son entrée à l’école quatre ans auparavant. Ils se parlaient quelque fois, jouaient beaucoup, chahutaient ensemble et finalement, sans s’en rendre vraiment compte, étaient devenus amis. Mais aujourd’hui était différent. Matthew n’était plus seulement son ami, il était devenu une sorte de rival, et elle se jura de tout faire pour l’égaler. Il avait reçu son premier pokémon un an avant elle, mais des parents capricieux lui avaient refusé la permission de partir pour son voyage initiatique. Matthew avait beaucoup protesté mais finalement il n’eut pas d’autre choix que de rester chez lui et il avait terminé par entraîner son pokémon dans les alentours de Doublonville. Le match commença. « Zan, vas y ! - Germignon, à toi ! » Les deux pokémons se firent face. Le germignon de Matthew semblait bien fort, ses yeux brillaient avec éclat. « Je te laisse commencer, Elzounette ! plaisanta Matthew. - Très bien ! Zan, attaque charge ! - Esquive. » répliqua calmement Matthew. Zan fonça doit devant, tête baissée, mais le germignon de Matthew était trop rapide pour lui. Il sauta sur le côté en un instant et Zan tomba à la renverse au lieu de le toucher. « Zan ! Tu vas bien ? » Elza voulu s’avancer mais déjà son kaiminus était sur pied. Il la regarda fermement, prêt à se battre jusqu’au bout. « Germignon, attaque fouet-liane ! » Les yeux du pokémon plante se rétrécirent en deux fentes. Il fixa Zan et frappa. Trop vite. Zan n’eut pas même le temps de se rendre compte qu’on l’attaquait qu’il était déjà bousculé par deux puissantes lianes qui le projetèrent au sol dans un bruit mat. « Zan ! Relève-toi ! Tu peux y arriver ! - Germignon, achève-le avec ta charge ! Ordonna Matthew. - Zan ! Lève-toi ! Attaque ! Attaque pistolet à eau ! Zan ! » Trop tard. Germignon chargea et toucha le kaiminus. La feuille sur ton crâne se dressa fièrement tandis qu’il bombait son torse, Zan étendu à ses côtés, K-O. « Le match est fini ! Victoire à Matthew de Doublonville ! - Bravo germignon ! Tu es le meilleur ! - ZAN ! » Elza se précipita à ses côtés. « Tu vas bien ? Répond, p’tit croco… - Kaiaiaii… » Ses yeux s’ouvrirent doucement. « Zan, tu as fait de ton mieux. C’était un beau match ! Nous aurons l’occasion d’en remporter d’autres, ne t’en fais pas. - Joli combat. » Matthew s’était approché. « Ton kaiminus se débrouille plutôt bien. Je suis sûr qu’en grandissant il deviendra très puissant. - J’ai été mauvaise… Je n’ai pas su donner les bons ordres et… - Elza. Tu n’y es pour rien. Tu manques juste un peu d’expérience ! Tu sais, je n’ai pas remporté de match avant plusieurs semaines. Tout cela a demandé un effort considérable, et des journées d’entrainement ! Tu ne peux pas y arriver si facilement. Allez, va ! On fera un autre match plus tard, et cette fois, nous verrons tes progrès. - La prochaine fois, je te battrais ! » Matthew rit et serra la main d’Elza. Il appela ensuite son pokémon mais celui-ci ne lui répondit pas. Il s’était installé à côté de Zan et semblait le réconforter. Le kaiminus avait les yeux tristes, la tête baissée. Cependant, après quelques minutes d’un discours intense de la part de germignon, il sembla se sentir mieux et se releva pour rejoindre sa dresseuse. « Zan… Tu as fait de ton mieux, je ne t’en veux pas, tu sais ? Nous avons toute la vie pour nous entraîner ! Et bientôt, nous battrons Matthew et germignon, hein ? - Même pas en rêve ! » répliqua Matthew avec un clin d’œil. Les deux amis rivaux se regardèrent, un air de défi sur le visage mais le sourire aux lèvres. Germignon donna un petit coup de fouet sur Zan avec un regard moqueur, et celui-ci le regarda d’un air indéfinissable. « Germignon, reviens ! » Matthew tendit sa pokéball devant lui et le pokémon plante fut aspiré dans la sphère de métal. Puis il prit un ton mystérieux avant d’annoncer ceci : « Au fait, Elza, il faut que tu viennes à la maison un de ces jours, j’ai un truc à te montrer… - Qu’est-ce que c’est ? - Tu verras ! C’est mon père qui me l’a ramené de Sinnoh… - Un pokémon rare ?! - Tu es trop curieuse ! Passe à la maison demain, tu verras bien. - Bon, je passerais demain alors. - Très bien. Je dois te laisser, il est l’heure d’aller manger maintenant. A la prochaine, Elzounette ! » dit-il en enjambant la barrière du jardin. « Au revoir, Matthew ! Et je m’appelle Elza, pas Elzounette ! - C’est ça ! » Elza le regarda s’éloigner le long du chemin et quand il tourna à l’angle de sa rue, elle sourit et se retourna vers son crocodile bleu. « Allons manger, Zan. Cet après-midi, entrainement intensif ! Il faut que je batte Matthew la prochaine fois. Peu importe son année d’avance sur nous… Il faut le vouloir, hein, Zan ? On va y arriver. Je crois… » Le kaiminus hocha la tête d’un air joyeux et suivit sa dresseuse jusqu’à la cuisine où ils s’installèrent pour le déjeuner. *** |
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 | Sujet: Re: [Fanfiction Pokémon] Les Larmes de Jirachi Dim 6 Sep - 11:35 | |
| Un troupeau de granivol passa en couinant au dessus de leurs têtes. Le soleil tapait sur la pelouse verte dans le jardin des Delouvre et pourtant dehors, Elza et Zan s’entrainaient. Elza avait remit sur pied une nouvelle poupée de paille, et le kaiminus enchainait ses attaques. Elza lui demandait d’aller plus vite, et plus vite encore. Ils firent une pause. Une pause courte. Elza revint vite avec un seau plein de bâtons qu’elle envoya avec force sur Zan qui n’eut d’autre choix que de tous les esquiver. Quelquefois, le bâton touchait sa cible et le kaiminus tombait mollement dans l’herbe avec un petit cri. Elza se précipitait alors pour l’aider à se relever et elle pulvérisait sur ses bosses de la potion. Instantanément, il se sentait mieux et elle lui renvoyait des projectiles dès qu’il se remettait debout. Son père passa la tête dans l’entrebâillement de la porte fenêtre : « Eh, Elza ! Fais doucement avec ton kaiminus ! Il est encore jeune, tu vas l’épuiser et après vous ne serez plus bon à rien l’un comme l’autre. - Oh, papa… Nous avons perdu notre premier match ce matin ! Il faut qu’on s’entraine dur pour rattraper notre retard par rapport à Matthew. - Là n’est pas la question, princesse. Ton pokémon est fatigué, il a besoin de repos. Vous avez travaillé toute l’après-midi. C’est trop dur pour son niveau, tu comprends ? - Oui… - Laisse le grandir un peu. Regarde, il tient à peine sur ses pattes ! » A peine eut-il prononcé ces mots que Zan se vexa et il se mit en position de combat, comme s’il était prêt à refaire un entrainement sur-le-champ. « Tu vois, papa ! Zan va bien, il… » Sa phrase ne s’acheva pas, car le kaiminus tomba à la renverse, d’épuisement. « Oh ! Zan ? Tu vas bien ? » Elza se précipita sur lui. « Ha ha ! Tu vois, je te l’avais bien dit. Il est courageux ton pokémon, mais il ne faut pas abuser des entrainements. Allez vous reposer. - Oui, papa. » Ce soir là, quand la lune éclaira Elza d’un rayon téméraire, Zan se promit de tout faire pour arriver au meilleur niveau. Il avait voulu s’entrainer pour faire plaisir à sa dresseuse, mais il n’avait pas tenu. Plus que de la tristesse envers le fait qu’il n’ait pas réussi ni à battre germignon, ni à tenir l’entrainement, il ressentait une profonde honte. Il se sentit d’un coup incapable de réaliser les rêves de sa dresseuse et soupira de dépit. Elza marmonna dans son sommeil : « Oui, Zan, tu vas tous les battre, j’ai confiance en toi… Hein, Zan, que tu vas tous les battre… » Le kaiminus pencha la tête et se retourna dans on panier d’osier. Il ignorait si elle y croyait vraiment, mais cette simple phrase, fut elle dans un rêve, lui redonna du baume au cœur. Il s’endormit en se promettant de s’entrainer dur pour qu’elle soit fière de lui. *** Le lendemain, quand le réveil sonna, Elza sauta du lit du premier coup, en pleine forme. Zan s’étira en baillant bruyamment et se recoucha de l’autre côté. « Allez, gros fainéant ! Lève-toi ! » Assena l’enfant. Elza sauta dans son short et brossa ses cheveux. Elle descendit manger et prépara une gamelle de nourriture pour Zan. Celui-ci, fatigué, descendit au bout d’une dizaine de minutes, les yeux clos, les gestes patauds. « Eh bien, t’as fait la fête toute la soirée ou quoi ? Hier matin, c’est toi qui m’a mordu pour que je me lève ! » Elza marqua une pose puis explosa de rire. « Si tu te voyais, Zan ! On dirait que tu dors debout... » Un ronflement lui répondit. « Ah. » *** Elza sonna chez Matthew en début d’après midi, Zan sur ses talons. « Tiens, bonjour Elza. - Madame Dikleen, bonjour ! Matthew est là ? - Oui, je vais l’appeler, entre une minute. Tu veux une limonade ? - Merci madame. Je veux bien. » sourit Elza. Madame Dikleen appela Matthew du bas des escaliers et entra dans la cuisine. Elle en sortit une minute plus tard avec un verre de limonade où dansaient deux glaçons. Matthew descendit les escaliers quatre par quatre au moment où Elza tendait la main pour récupérer son verre. « Ne cours pas dans les escaliers, Matthew ! - Oui, m’man ! Salut Elza ! Tu viens pour le cadeau de mon père ? - Bonjour Matthew. Oui, je suis très curieuse de voir ce que c’est ! - Viens vite, alors. Il est dans ma chambre. - Pas de chahut les jeunes ! » cria une voix masculine provenant du salon. « Je veux entendre mon film sans qu’il n’y ait de cataclysme depuis la chambre, c’est clair ? Il s’agit de la reconstitution de la découverte du mystérieux léviator rouge, c’est très important ! - Oui, papa » marmonna Matthew. Il se gratta la tête un instant en remontant les escaliers et demanda à Elza qui tenait Zan dans les bras : « Un léviator rouge… Tu y crois ? Je veux dire, déjà, voir un léviator doit être particulièrement impressionnant, mais rouge ! - Mmmh… C’est sûr, c’est bizarre. Mais je ne crois pas qu’il existe encore. Il y a eu beaucoup de bruit sur lui quand j’étais petite, je ne me souviens pas trop… - Ah ? - Oui. Il me semblait qu’il avait disparu, maintenant. Peut-être que quelqu’un l’à capturé ? - Capturer un léviator ?! Si un homme comme ça existe, je veux bien vivre à ses côtés chaque jour pour apprendre tout de lui et réussir à obtenir une force digne d’un tel exploit. - Tu as sans doute raison. De toute façon, tout le monde sait que les léviator sont bleus et pas rouges, hein ? - Ouais. » Tous deux se perdirent dans leurs pensées. Un dresseur pouvait-il devenir fort au point de réussir à capturer un puissant léviator ? Elza sourit béatement. Bientôt elle commencerait son voyage initiatique, et peut-être qu’elle aussi elle capturerait un léviator. Ce jour là, elle pourrait dire qu’elle serait devenue vraiment, vraiment forte. « Le voilà ! » Exulta Matthew. « Il s’agit d’un œuf de pokémon ! - Ca alors ! » Elza n’en revint pas. Elle frôla l’objet du bout des doigts avec un air extatique sur le visage. C’était un œuf ovale et gris, moucheté de petits points noirs. « Ca alors… je ne savais même pas que les pokémons pondaient des œufs ! - Moi non plus. Mon père m’a ramené celui-là de Sinnoh il y a deux semaines. J’ignore même ce qu’il y a à l’intérieur. Mon père dit que le lien qui uni un pokémon à son dresseur est fort, mais plus encore si le dresseur est là lors du jour de sa naissance… - C’est joli. Tu vas le garder, hein ? - Bien sûr ! Quel pokémon que ça soit, je le garderais pour toujours ! » Matthew sembla flotter dans ses pensées, un sourire illuminait son visage rond. Contre toute attente, Matthew n’était pas du genre à aimer les pokémons puissants. Il les préférait petits et mignons. Le jour où il avait montré son germignon à Elza pour la première fois, elle avait trouvé le pokémon plante minuscule dans les bras potelés de son ami. Finalement, ça avait quelque chose de particulier de regarder un si grand garçon jouer avec un pokémon tout petit et mignon. Il reposa la capsule de verre sur l’œuf gris. Elza regarda autour d’elle. La chambre était un peu désordonnée, et quelque chose attira son attention sur le bureau de Matthew : Un cahier était ouvert à la première page et il y avait écrit en pattes de mouches des renseignements sur… germignon ! « Qu’est-ce que c’est ? - Oh, ça. C’est mon cahier de note. - Je le vois bien. » répliqua Elza. « Ca parle de germignon, non ? - Oui. Lis donc un peu, tu verras. Ce sont des observations que j’ai faites. Je me suis rendu compte qu’on ne regardait pas assez nos pokémons, en fait. J’ai donc noté jour après jour ce que je savais sur elle. - Elle ?! Mais, je croyais que germignon était un mâle ! - Arrête, tu vas la vexer ! Moi aussi j’ai cru. Il n’empêche qu’elle n’a pas de… Enfin, tu vois. C’est une fille, mon père me l’a confirmé. -Oh ; je vois. Elza se saisit du cahier et put y lire : Pokémon : Germignon Sexe : femelle Taille : ? Poids : ? Notes : Aime les fruits, surtout les bananes. Adore se lever aux aurores pour regarder le soleil se lever. Reste des heures allongée au soleil. Est de mauvaise humeur les jours de pluie. Toucher doux, poils ras, couleur vert clair. Griffes avant : 1,1cm ; griffes arrières : 1,1cm. Queue : 4,3cm ; Dents : pointues. Feuille sur le haut du crâne : 23,8cm, toucher rugueux, couleur vert foncé. « Bien sûr, c’est un brouillon. Quand je pourrais partir pour mon voyage, je ferais une fiche pour chaque pokémon que je verrais ! - Ca alors, c’est une excellente idée ! - Vrai ? Tu ne trouve pas ça ridicule ? - Bien sûr que non ! Au contraire ! Tu veux faire la fiche de Zan ? - Oui ! » Matthew se sentit important. Il inspira d’un coup et s’abaissa à la hauteur de Zan qui se laissa regarder sous toutes les coutures tandis que le garçon prenait ses mesures et notait rapidement des informations dans son cahier. « Couleur de la peau : bleue. » Il marmonnait. « Ecailles lisses et brillantes, toucher plutôt rêche… Yeux en amande, rouges, pupille noire. Dents pointues. Griffes… Elza le regarda faire pendant plusieurs minutes. Finalement, Matthew arrêta de toucher Zan et lança gaiment : « Le reste, je ne peux pas l’écrire. Il s’agit de ton pokémon, toi seule peut me dire quel est son comportement journalier envers toi, envers les autres, connus et inconnus, et cætera. - Oui, bien sûr. Je reviendrais remplir le cahier alors ! - Il est toujours sur le bureau, au cas où quelque chose me semble important à noter, je l’ai toujours sous la main. » *** Elza resta chez Matthew toute l’après midi. Ils discutèrent beaucoup, surtout de leur ambition de devenir Maître de la ligue. Puis, Elza demanda à Matthew quelles méthodes il avait utilisé pour entrainer son germignon. Celui-ci lui répondit qu’il avait décidé de ne pas se presser. Il savait qu’il avait un an devant lui, alors il s’était fixé quatre jours d’entrainement par semaine. Ces jours là, il se levait tôt et partait marcher dans la forêt avec germignon. Oui, juste marcher, parce qu’il ne fallait pas croire que c’était facile, même si ça le paraissait. Au bout d’une matinée de marche il pique niquait dans une clairière qu’il aimait beaucoup, les pieds nus dans les hautes herbes. Ce moment là, il le savourait, parce que germignon aimait le soleil, et lui aussi. Il confia à Elza que pour progresser, il fallait partager quelque chose avec son pokémon. Les bains de soleil, c’était le truc que Matthew partageait avec germignon, c’était bon, c’était reposant. Il avoua qu’il adorait parler à son amie lors de ses moments là, mais que, bref, après tout ça – il rougit – il passait à l’entraînement. Chaque jour il apportait un nouveau défi. Parce que le pokémon apprend encore mieux s’il s’amuse, confia-t-il à Elza. En plus, l’après midi était joyeuse et l’on progressait sans même s’en apercevoir. « Tu vois, Elzounette, il faut être rusé. Il faut avoir de l’imagination, aussi. Il ne s’agit pas de faire courir son pokémon toute la journée en espérant qu’il devienne aussi rapide que l’éclair. - Ca alors… Je n’aurais jamais pensé qu’entrainer son pokémon serait comme ça. » avoua Elza. Elle se rappela avec honte son après midi de la veille, passée à lancer des bâtons sur la tête de Zan en priant qu’il les esquive chaque fois. Elle tourna un regard gêné vers son pokémon qui sembla comprendre son malaise et lui tapota la jambe dans un geste réconfortant. Il ne lui en voulait pas. Elza sourit piteusement. « Je suis désolée, Zan. Si j’avais su… Mais je me rattraperais. A partir de maintenant, les entrainements seront joyeux et créatifs ! - C’est une bonne résolution. » Annonça une voix derrière Elza. « Monsieur Dikleen ! - Comment vas-tu, Elza ? - Très bien, je vous remercie. - Je vois que tu as reçu ton premier pokémon. C’est un joli kaiminus. Il deviendra un beau et fort aligatueur. - Vraiment ?! - Sans doute, si tu le soignes correctement, et que vous vous entrainez beaucoup. - Ca alors… - Papa, tu crois que germignon évoluera aussi ? Ca fait un an que je l’entraîne, il ne change pas de forme… - Tu crois que c’est si rapide, fiston ? » répliqua monsieur Dikleen. « Il faut du temps et de la patience pour qu’un pokémon évolue. Ne sois donc pas si pressé. - Je souhaite tellement voir une évolution, papa ! Ca doit être magique à voir… - Ca l’est, Matthew. Mais avant cela, occupe toi donc de ton œuf. Il ne devrait plus tarder à éclore maintenant. D’ici une semaine je pense que tu seras en possession d’un très, très beau spécimen de pokémon rare. - Rare ?! Vraiment rare ? - Sans doute. Tous les pokémons sont uniques et rares aux yeux de leur dresseur, non ? » Il rit. « Les œufs de célébi n’existent pas, fils. Aime ton pokémon quel qu’il soit. - Pour sûr ! T’en fais pas, P’pa. - Bien, bien. Je vais vous laisser, jeunes gens. Elza, au plaisir. » dit-il en quittant la chambre. « Je crois qu’il ne s’agit pas d’un pokémon rare, en fait. Papa voulait juste dire qu’il serait exceptionnel à mes yeux, hein ? - Peut-être. Tu es déçu ? - Non… - Matthew, peu importe de quel pokémon il s’agit. Tu sais qu’il vient de Sinnoh, hein ? Il sera d’une rareté inestimable pour nous tous de Johto. - Mais, c’est vrai, ça ! - Alors, tu vois. - Peut être que c’est un léviator rouge ? - Les léviator vivent partout, pourquoi le faire venir de Sinnoh ? - Oh. Bien sûr. Et bien, on verra. - Oui. Tu m’appelleras, dis, quand il éclora ? - Bien sûr ! Compte sur moi. - Chouette ! Bon, je dois y aller. Il se fait tard, et je dois rentrer manger. Tu viens, Zan ? Salut, Matthew, à la prochaine fois ! - Salut, Elzounette ! Entraîne-toi bien ! - Compte sur moi ! » Elza sortit rapidement. Matthew, lui, resta un instant rêveur ; et toute la nuit durant, il se rêva chevauchant un léviator aux reflets pourpres dans les écumes de la mer. --- Voilà pour l'instant !  |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: [Fanfiction Pokémon] Les Larmes de Jirachi Sam 19 Sep - 16:51 | |
| Euh... Excusez-moi de poster encore, mais personne n'a lu ? Ou commenté ?! Vous n'aimez pas ? Si c'est le cas, il faut le dire ! Je prend tout commentaire pour m'améliorer ! |
|  | | Neosnake Chercheur de Shinies


Age: 19 Nombre de messages: 376 Date d'inscription: 26/01/2007 Localisation: Plus loin que le Lointain. Nombre de Shinies: 7
 | Sujet: Re: [Fanfiction Pokémon] Les Larmes de Jirachi Mer 23 Sep - 20:51 | |
| Si ! J'aime beaucoup t'a fanfiction ! Ce début d'aventure, m'a donné envie de jouer ! Tu utilise les mots de façon très agréable ! En clair, un plaisir pour les yeux ! J'ai hâte de savoir ce qui va sortir le l'oeuf... |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: [Fanfiction Pokémon] Les Larmes de Jirachi Ven 25 Sep - 18:15 | |
| OUF ! Un lecteur ! Je commençais à désespérer ! Voilà le chapitre suivant ! --- Chapitre 2 Bourg Geon Elza avait commencé l’entrainement le lendemain de sa visite chez Matthew. Comme il lui avait conseillé, elle s’était levée le matin et avait préparé un panier de pique-nique pour pouvoir déjeuner dehors avec son pokémon. Après quelques heures de marche plus fatigantes qu’elle n’aurait cru, Elza s’était trouvé un endroit sympathique pour se reposer. Une rivière coulait là, dans un bruissement régulier, des arbres filtraient la lumière coquine du soleil tandis qu’une bise légère faisait voler ses cheveux. « Nous seront bien ici. » Avait-t-elle déclaré. Après avoir mangé le contenu de son panier, Elza pris Zan sur ses genoux et le regarda. Droit dans les yeux. Zan en fut troublé, il rougit. Elza détourna le regard, désolée. Elle rougit et rit. Puis, elle le regarda à nouveau, à la dérobée. Il n’était pas mignon, elle devait bien le reconnaitre. Il n’était pas mignon, mais il avait quelque chose de spécial. Une beauté fascinante… Savoir que l’on avait en face de soi un pokémon capable de cracher de l’eau venant de l’intérieur de lui… ou bien même d’évoluer ! Elza repensa à son après-midi avec Matthew. Qu’importait le léviator, qu’il soit rouge, ou bien bleu ; Elza avait en face d’elle, sur ses genoux, dans ses bras, son premier pokémon. Le sien, à elle, et elle l’estimait plus que tout déjà. Elle se demanda si elle capturerait d’autres pokémons. Matthew, lui, n’en n’avait pas d’autres à part son germignon. Il affirmait qu’il commencerait à chercher dès qu’il pourrait se lancer à l’aventure avec Elza, dans deux mois. Mais de toute façon, maintenant, Matthew avait son œuf qui ne tarderait pas à éclore et lui donnerait un nouveau compagnon. « Allez, Zan. Il est temps de s’entrainer ! Que pourrions-nous faire pour nous amuser en même temps ? » Le kaiminus hocha la tête. Il regarda sa dresseuse qui semblait réfléchir intensément. Elza hésita un long moment puis son visage s’éclaira. « J’ai trouvé ! Nous sommes à côté de la rivière, baignons-nous ! Il fait beau, ça vaut le coup. Quand tu seras dans l’eau, tu me montreras à quelle vitesse tu sais nager. Tu t’entraineras à ton pistolet à eau, et à ton attaque écume. Qu’en dis-tu ? - Kai ! » Zan plongea la tête la première dans l’eau douce. Lorsqu’il sorti sa tête de l’eau, il semblait infiniment heureux d’être mouillé. « Et bien, on voit que tu es un pokémon de type eau ! » Elza ôta son short, ses baskets et ses chaussettes. Elle entra timidement dans l’eau qui lui sembla bien fraîche. La rivière lui arriva bientôt à la taille, elle décida de ne pas s’enfoncer plus loin. Le courant la poussait légèrement, et elle devait bouger lentement afin de ne pas se laisser emporter. La partie immergée de son tee-shirt devenait lourde et ondulait dans les vaguelettes brillantes de soleil. « Zan, montre-moi de quoi tu es capable ! » Le kaiminus ne se fit pas prier. Il plongea la tête sous l’eau et s’élança. Contre le courant, il fonça droit devant lui, fendant les lames d’eau. Ses pattes le propulsaient toujours plus loin, toujours plus vite. Elza ne le voyait plus tant il allait vite, et même l’eau claire ne lui renvoyait plus l’ombre de son pokémon. Soudain, derrière elle, il surgit. Elle ne l’avait même pas vu revenir. Sautant par-dessus elle en l’éclaboussant, il termina sa course par un jet d’écume qu’il envoya en l’air. Les bulles flottèrent un instant au dessus d’eux et se brisèrent dans une douce bruine. *** Les entrainements s’enchaînèrent ; et Elza faisait connaissance avec Zan. Elle le découvrait tour à tour joueur, têtu, farceur ou bien même timide. Il n’aimait pas se lever tôt le matin finalement, et préférait la nourriture importée de Kanto à celle de Johto. Il pouvait passer des heures sous la pluie sans bouger, et avait semblé fasciné par le réfrigérateur de la cuisine, dans lequel il avait passé plusieurs heures avant qu’Elza ne le découvre, allongé entre une pomme à moitié mangée et une bouteille de soda. Elza ne se leva plus si tôt le matin, et se rendait près de la rivière pour en entrainement dès que l’envie lui prenait. Elle inventait de nouveaux jeux à chaque fois, et ils s’amusaient beaucoup. Elle n’avait encore pas trouvé le truc qu’elle pourrait partager avec Zan, mais elle se rassurait en se disant qu’elle finirait par trouver. Elza observait Zan tous les jours, retenant ses expressions et ses tics, l’évolution de la taille de ses griffes ou bien de la couleur de ses écailles. Ce jour là, elle décida d’aller voir Matthew afin d’emprunter son cahier pour y noter tout ce qu’elle avait appris sur son kaiminus. Elle se fit rapidement deux couettes sur la tête et emmena Zan avec elle. Il restait souvent hors de sa pokéball ; Elza savait que ça n’était pas courant, mais elle avait du mal à imaginer sa vie enfermée dans une capsule de métal, aussi avait-elle délibérément choisi de laisser Zan en liberté. Elza sautillait sur le chemin. Zan la suivait, heureux. Ils allaient vers l’ouest, chez Matthew, quand une silhouette surgit du chemin à toute vitesse sur un vélo. « Attentiooon ! » Cria une voix de garçon. Elza s’écarta vivement de la route, mais le garçon freina brusquement dans un crissement de pneus. « Elza ! - Matthew ?! - Elza, viens vite ! Je venais te chercher ! - Quoi ? - C’est l’œuf, Elza ! Il éclot ! » Le cœur d’Elza fit un bond dans sa poitrine. Elle sauta sur le porte bagage du vélo après avoir exceptionnellement rappelé Zan dans sa pokéball et Matthew démarra en trombe, dégageant un gros nuage de poussière derrière eux. *** Matthew roulait à une vitesse vertigineuse. Des couettes d’Elza dansaient dans l’air, et elle plissait les yeux pour se protéger du vent. Ils roulèrent quelques minutes puis Matthew abandonna son vélo à l’entrée de chez lui et courut jusqu’à l’étage pour retrouver son mystérieux œuf. Elza le suivit aussi vite qu’elle put. Elle avait rarement vu Matthew tant pressé, lui qui était plutôt du genre à se laisser aller doucement, elle devait reconnaître que ça lui faisait bizarre. Il devait être vraiment très excité ! Et Elza le comprenait parfaitement. Arrivés dans sa chambre, elle tomba sur Matthew, essoufflé tout de même, et son père qui portait l’œuf dans sa capsule de verre. « Ah, Elza. Bonjour. - Bonjour, monsieur Dikleen. Comm- - Elzounette, on n’a pas le temps ! Papa, donne-moi l’œuf ! Pourquoi l’as-tu pris ? - Matthew, une éclosion ici est risquée, le bébé pokémon a besoin de soins quand il nait ! On ne vous a jamais appris ça ? Quand je t’ai vu partir si vite, j’ai su que c’était l’heure. - Oh. - Il faut emmener l’œuf chez l’infirmière Joëlle. Elle va s’occuper de lui. Dépêche-toi, ça ne va plus tarder. » Le père de Matthew lui tendit la capsule et Matthew la serra contre lui, comme s’il avait peur qu’on lui prenne à nouveau. Elza remarqua alors un détail auquel elle n’avait pas accordé d’attention jusqu’alors : l’œuf luisait. Coup par coup, une étrange lumière émanait de l’œuf puis s’éteignait. Elle fronça les sourcils. « C’est la preuve qu’il est sur le point d’éclore, Elza. » Informa monsieur Dikleen en voyant son regard fasciné. Elza hocha la tête et sourit, mais Matthew la bouscula en passant à côté d’elle. « Grouille, Elzounette ! On fonce chez l’infirmière Joëlle ! - Je te suis ! » Les deux enfants quittèrent la maison aussi vite qu’ils étaient arrivés. Ils grimpèrent sur le vélo et Elza récupéra la capsule le long du voyage. Elle le serrait si fort, de peur qu’il ne tombe, que ses mains s’écrasaient sur les parois de verre. Leurs cœurs battaient vite. C’était leur première éclosion. C’était un événement rare. A nouveau, l’image d’un léviator traversa l’esprit de Matthew. Il secoua la tête pour chasser cette idée : qu’importait le pokémon, il l’aimait déjà. *** Ils attendaient depuis près de deux heures. La lumière était rouge au dessus de la porte de la salle de soins de l’infirmière Joëlle et les deux enfants n’en pouvaient plus d’attendre. Elza soupirait toutes les cinq secondes et Matthew tournait en rond en marmonnant dans sa barbe inexistante. Puis la lumière rouge s’éteignit. La porte coulissante laissa sortir une infirmière aux cheveux roses et ainsi qu’un leveinard. « Infirmière Joëlle ! Comment va l’œuf ? - Il va bien, ne t’en fais pas. Je venais te chercher car il a commencé à percer. C’est ton pokémon ? - Oui, je vais le garder ! Je peux aller le voir, vraiment ? - Oui, venez vite. Il faut qu’il te voie en premier. Tu seras comme sa maman. - D’accord. Je m’en occuperais bien, c’est promis. Elza et Matthew rentrèrent dans la salle d’opération, intimidés. Là, sur une table et relié à de nombreux câbles, l’œuf brillant était fissuré. Matthew s’approcha au plus près, il leva la main pour caresser la coquille mais il n’osa pas même l’effleurer. Les secondes passèrent, le craquement joyeux de la coquille laissa place à un trou qui grandit, et grandit encore. Finalement, une patte grise sortit de là, et bientôt le bébé fut dehors. Matthew sentait son cœur éclater contre sa poitrine. Il avait éclot. Son bébé pokémon. Il était fier, et en même temps, il avait tellement peur de ne pas réussir à s’en occuper. Matthew ne bougea pas, il était comme fixé, une expression indéchiffrable sur le visage. « Bonjour, toi… Je m’appelle Matthew. Je suis ton… Euh… papa. » Bredouilla le garçon. Le pokémon n’avait pas bougé. Il fixait Matthew. Soudain il cligna des yeux et pencha la tête sur le côté, levant les bras en signe de contentement. « Reeex… » Grogna la petite chose. « Oh, c’est merveilleux ! » S’écria l’infirmière. « Il vous a adopté, je crois ! - Ah, c’est vrai ?! Je ne sais pas quoi dire, ça me fait bizarre… - Oh, il est trop mignon ! - Ca oui ! - C’est un mâle. » Informa l’infirmière. « Vous pouvez lui donner un surnom maintenant. - Non, non, ça ira. J’ai juste une question… Quel est ce pokémon ? Mon père me l’a ramené de Sinnoh. Mais je n’ai jamais vu de pokémon comme celui-là… - Il s’agit d’un goinfrex. Il est plutôt rare d’en obtenir un par œuf… et d’en obtenir tout court, d’ailleurs. Vous avez beaucoup de chance que votre père vous ait ramené un si beau spécimen ! Il évolue en ronflex. - R… Ronflex ?! Vous voulez dire, ce pokémon géant ?! - Oui. Il demande beaucoup d’attention au niveau de son alimentation, mais c’est un adorable compagnon. Il est fidèle et très robuste. - Ca alors… Un bébé de ronflex… - Matthew, quelle chance tu as ! » S’exclama Elza en caressant la tête du goinfrex qui grogna de plaisir. « Il est vraiment trop chou ! » *** Le goinfrex prit très naturellement sa place dans les bras de Matthew. Celui-ci sortit donc du Centre Pokémon avec son bébé dans les bras. Son sourire le faisait rayonner. Il semblait extrêmement fier. « Ah, maintenant, goinfrex, il faut que je te montre le plus important ! » Lança gaiment Matthew. « Tout d’abord, voici Elzounette ! C’est ma meilleure rivale ! » Il rit. « Tous les deux, on veut devenir des champions. Mais moi, bien sûr, je suis plus fort qu’elle, alors je la battrais ! - Tu rêves ! - Mais surtout, je veux que tu connaisses germignon. C’est mon premier pokémon. Je l’ai reçu du Professeur Orme il y a un an. C’est une fille, fais gaffe, elle a son caractère ! Germignon, à toi ! » Un éclair rouge zébra le ciel et germignon sortit de sa pokéball. Elle en profita directement pour donner un coup de liane à Matthew, d’un air de dire « Je n’ai pas mauvais caractère, tu racontes des sottises ! ». Matthew posa goinfrex par terre et invita germignon à faire connaissance avec leur nouveau compagnon. « Germignon, voici goinfrex. L’œuf a éclot. C’est le bébé d’un ronflex, et c’est notre nouveau compagnon. » Récita Matthew. Puis son sourire s’évanouit. Il sembla se souvenir de quelque chose de gênant et bégaya : « En fait, goinfrex, tu ne m’appartiens pas… Puisque tu n’appartiens pas à une de mes pokéball. - Quoi ? » Demanda Elza, surprise. « Oui. C’est un fait, les bébé naissent mais ne sont pas directement rattachés à des pokéballs. Goinfrex est donc libre, techniquement. Mais… J’aimerais le garder. » Il regarda le pokémon assis par terre avec germignon. « Tu veux bien de moi, comme dresseur, dis ? J’ai pris de soin de ton œuf, tous les jours. Et je prendrais soin de toi encore. On s’entraînera, on se fera plein d’amis… Tiens. C’est à toi de voir. » Elza resta perplexe. Elle ignorait que les bébés pokémons n’appartenaient pas directement aux dresseurs qui les avaient soignés avant leur éclosion. Elle regarda Matthew sortir une pokéball et la poser à quelques centimètres de goinfrex. Matthew sentit ses mains devenir moites. Son cœur battait la chamade. Trop, c’était trop d’émotions pour aujourd’hui. Il ne pourrait pas supporter un refus. Il espérait que ce petit goinfrex allait accepter. Le pokémon gris sourit alors largement. Il agita les bras en signe de joie et dans un éclair rouge, rentra dans sa nouvelle pokéball. Matthew resta pantois un instant, la main tendue vers la ball. Puis il s’agenouilla, la ramassa et sous les yeux ébahis de germignon et d’Elza, il s’écria : « OUAIS ! J’ai capturé mon premier pokémon ! - Capturer est un bien grand mot ! » Plaisanta Elza. « Espèce de jalouse. » Répliqua Matthew. « T’as vu, germignon ? Elzounette se moque, mais je suis sûre qu’elle n’est pas capable d’en faire autant. Il est rentré dans sa ball du premier coup. - C’est normal, il l’a fait de son plein gré ! Et je ne suis pas jalouse du tout. » Bien sûr, Elza mentait. La capture d’un premier pokémon pour un jeune dresseur est une aventure extraordinaire. Elza avait obtenu Zan car on lui avait donné, mais elle devait bien avouer que capturer son propre pokémon serait une toute autre histoire. « Bah, c’est pas grave. » Lança gaiment Matthew. « Elza, je te mets au défi : Nous partons en voyage initiatique dans un peu plus d’un mois – et il me tarde vraiment ! – alors capture un pokémon. Celui que tu veux, de la manière que tu veux, mais ça doit être toi qui le capture. T’as à peu près un mois. Cap’ ? - Oh ! Cap’, bien sûr ! Avec Zan, on peut capturer tous les pokémons de Johto s’il le faut ! - Si tu le dis. - Je tiens le pari. Dans un mois, j’aurais capturé un nouveau pokémon. - Ha ha. Je verrais bien. - Trop fastoche. » Et Elza angoissa. Capturer un pokémon ? Soi-même ?! ***
Dernière édition par mixiwelch le Ven 25 Sep - 18:23, édité 1 fois |
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 | Sujet: Re: [Fanfiction Pokémon] Les Larmes de Jirachi Ven 25 Sep - 18:20 | |
| Finalement, Matthew et Elza étaient retournés chez les Dikleen. Elza avait noté sur le cahier tout ce qu’elle avait pu observer sur Zan durant ces semaines. Matthew était assis en tailleur sur son lit, germignon à ses côtés et goinfrex sur ses genoux. Il le regardait sous toutes les coutures, comme s’il eut voulu imprimer son image, vivace, dans son esprit. Il lui parlait, et le pokémon lui répondait avec entrain. Elza le regardait en biais. Il savait nouer une complicité avec ses pokémons dès les premières minutes… Elza n’en revenait pas. Elle, le premier jour, elle s’était fait mordre la main au réveil et elle avait lancé des bâtons sur la tête de Zan toute la journée. Elle se sentit honteuse. Elle avait joué une minute avec le bébé, lui gratouillant le ventre, avait caressé la feuille de germignon, puis était partie de chez Matthew en lui rappelant que bientôt, elle serait la dresseuse d’un nouveau compagnon. Matthew lui avait souhaité sincèrement bonne chance. Une fois près de la rivière d’entrainement, Elza s’écroula aux côtés de son kaiminus. « Oh, Zan, tu as entendu Matthew. Il faut qu’on capture un nouveau pokémon ! Ca va pas être facile, je te le fais pas dire, mais je peux pas me permettre de perdre ce pari. Tu sais, Matthew, c’est mon rival, hein, alors va falloir que j’assure. » Elza soupira. « Mais qui capturer ? Et comment ? Bon, tu sais, j’ai une idée. On va encore s’entrainer un peu. Après, je demanderais des conseils à papa. Et encore après… on verra. » La vérité, c’est qu’Elza avait peur. Peur de rater sa capture, de se ridiculiser devant son ami. En plus, elle n’avait jamais véritablement songé à capturer un autre pokémon que Zan. Bien sûr, elle savait qu’elle finirait par le faire, simplement… Pas tout de suite, quoi. *** Les jours passèrent. Elza s’entrainait dur avec Zan. Ils étaient arrivés à effectuer de petits enchainements, des combos offensifs et défensifs, bien qu’Elza ait vite compris que Zan préférait se battre plutôt que d’esquiver. Mais toujours pas de nouvelle capture. C’était pas faute d’y avoir songé, se défendait Elza quand Matthew l’appelait pour avoir des nouvelles. C’était simplement un manque de temps. N’est-ce pas ? Elle allait s’y mettre très bientôt. Sans doute. Elle avait commencé par des recherches sur ordinateur. Elle habitait à Doublonville, de fait, les pokémons des alentours de la ville étaient ratatta, nidoran, soporifik… Elle devait donc en trouver un parmi ceux-là et lui lancer une ball. Pas plus dur que ça. Elza savait qu’il ne lui restait plus beaucoup de temps. En fait, il lui restait tout juste une petite semaine avant le grand Départ. Elle commençait à vraiment stresser. Pas que si elle perdait son pari sa vie serait fichue, mais elle tenait à prouver à son rival de quoi elle était capable. Pour lui, ça avait été si facile ! Il n’avait eu qu’à poser la ball par terre et goinfrex s’était précipité dedans. Ca ne marchait pas comme ça dans les autres cas, Elza en était sûre. Sinon pourquoi tout le monde ferait un si grand cas de sa première capture ? *** Lorsqu’Elza se leva ce matin là, elle était bien décidée à aller capturer un nouveau pokémon. Toute la nuit durant elle n’avait pas pu dormir, trop occupée à songer à la manière dont elle pourrait y parvenir. Elle se réveilla durement et, laissant Zan dormir encore, elle descendit s’habiller et prit le petit déjeuner. Elle noua encore ses cheveux en deux petites couettes folles, enfila un tee-shirt propre avec une jupe en jean et alla réveiller Zan. « Zaaan… Il faut se lever, maintenant. » Murmurait Elza en secouant doucement le kaiminus. « Allez, debout ! » Le kaiminus ouvrit un œil vitreux sur sa dresseuse. Il se dressa sur ses pattes avant, bailla longuement… et se recoucha. « Zan ! Allez, espèce de fainéant, bouge-toi donc un peu ! » Mais le kaiminus ne bougeait pas. Il commençait même à ronfler légèrement. « ZAN, tu te lèves maintenant ! Allez, allez, allez ! » Elza ouvrit les volets et la fenêtre. Le soleil se levait à peine… Pauvre Zan, lui qui était si pantouflard le matin ! Finalement, après moult essais infructueux, Zan obtempéra. Les yeux encore clos, il mangea sans la voir sa gamelle – « Zan, la cuisine c’est par là… Tu sais, avec les yeux ouverts, c’est mieux. » – et se traina aux côtés d’Elza tout le long du chemin qui la menait près du ruisseau. « Tu ronfles debout ?! Je suis sidérée. » *** Elza avait déjà vu quelques hoothoot voler dans ce coin là, donc elle avait ici une chance de capturer un pokémon sauvage. Sans compter que dans les profondeurs de la rivière devait sûrement se cacher un grand nombre de pokémons marins. Elza se mit donc en quête d’un pokémon sauvage à capturer. Elle regarda partout. Au loin dans le ciel, des pokémons vol jouaient avec les nuages blancs. Elle abandonna directement l’idée d’attraper l’un deux puisqu’ils volaient trop haut pour Zan. Il lui fallait trouver un pokémon sauvage qui serait soit sur terre, soit dans l’eau, car après une longue discussion avec son père, Elza avait appris que pour capturer un pokémon sauvage, il fallait d’abord l’attaquer pour l’affaiblir. Une fois le pokémon hors de combat, il fallait lancer une ball dans sa direction et espérer qu’il reste dedans. Elza avait été surprise d’apprendre qu’un pokémon qui rentrait dans une ball pouvait tout aussi bien en sortir s’il lui restait assez de force pour s’enfuir. La chance de capturer un sauvage était alors toute relative. Elza savait donc qu’elle ne pourrait capturer qu’un pokémon terrestre ou aquatique, les deux endroits où Zan était apte à se battre. Elle en était à fouiller derrière des buissons touffus quand il cria justement pour attirer son attention. Elza se précipita vers son pokémon et le trouva nez à nez avec un soporifik. Celui-ci ne semblait pas de bonne humeur, ses yeux étaient plissés et il regardait Zan droit dans les yeux tout en bougeant ses bras dans des gestes rapides et secs. Zan ne criait plus. Il était figé. « Zan ? » Appela Elza. « Zan ! Répond ! Zan, attaque pistolet à eau ! » Mais le kaiminus ne réagit pas. Elza était toujours face au soporifik, et elle commença à avoir peur. Zan ne lui répondait plus. Ses yeux étaient vides et plus aucun de ses muscles ne bougeaient. Elza s’inquiéta. « Zan, répond-moi ! » Elle se précipita vers son kaiminus et le pris dans ses bras. Des qu’elle le toucha, il retomba mollement sur elle comme une poupée de chiffon. Le soporifik profita de cet instant de faiblesse pour s’enfuir au loin. « Zan, Zan, ça va ? » Le pokémon ouvrit les yeux brusquement. Il sauta sur ses pattes et regarda autour de lui à la recherche de ce pokémon étrange qu’il voulait combattre pour que sa dresseuse puisse le capturer. Mais il n’était plus là. « Il est parti. Il t’a hypnotisé… Ca c’est vraiment… Waouh… Tu vas bien ? » Zan opina du chef. Il allait bien, mais il se sentit mal d’avoir tout raté comme ça. Il l’avait vu, ce pokémon bizarre avec sa petite trompe, et lui avait lancé une attaque écume en criant pour appeler sa dresseuse. Mais avant même que ses bulles ne l’aient touché, le soporifik s’était retourné et l’instant d’après, Zan s’était réveillé dans les bras d’Elza. Quel échec ! Il n’était qu’un pokémon bon à rien ! Elza sembla s’apercevoir du trouble de son crocodile et elle le réconforta en lui caressant le dessus de la tête. « Oh, Zan… Ca n’est pas grave. C’est la preuve que l’aventure nous attend et qu’elle ne sera pas de tout repos. Nous allons chercher encore, viens. On va y arriver. » Elza et Zan, un peu honteux cependant, continuèrent à chercher des pokémons sauvages. Ils en trouvèrent quelques-uns. D’abord, ils étaient tombés sur un nid de nidoran, mâles et femelles, mais leur maman nidoqueen les avait très vite chassés à coup de cornes pointues. Ils avaient couru plus vite que jamais. Ensuite, ils avaient trouvé un hoothoot qui dormait sur une branche, mais à peine Elza avaient-elle ordonné à Zan d’attaquer, que le pokémon oiseau les rabroua tous les deux à coups de bec. Et finalement, après avoir faillit se faire mordre par un rattata peu commode, Elza se laissa glisser contre un arbre. Zan s’effondra à ses côtés. « Mais, c’est pas possible ! J’en reviens pas ! C’est trop dur… Aaah, Zan… On va y arriver, hein ? Bon. Pause pique-nique. » Elza sortit un casse-croûte de son sac à dos ainsi qu’une bouteille d’eau et de la nourriture importée de Kanto pour Zan. Ils mangèrent avec appétit, heureux de se reposer après ces longues heures passées à chercher des pokémons sauvages qui finissaient par les rembarrer ridiculement. Elza se sentait tout de même découragée. Elle annonça à Zan qu’une petite sieste ne leur ferait pas de mal – ce à quoi le kaiminus l’approuva vivement – et ils s’installèrent sous l’arbre. La rivière coulait auprès d’eux et son coulis doux ne tarda pas à les faire somnoler sous le vent chaud. Ils ne remarquèrent pas, les observant derrière la rive du cours d’eau, deux grands yeux jaunes et curieux. Ses antennes brillantes grésillèrent. *** Un bruit inattendu réveilla Elza. Elle regarda autour d’elle et découvrit un drôle de spectacle. A côté d’elle, son sac bougeait. Il se secouait étrangement et Elza pensa qu’un pokémon avait du s’introduire à l’intérieur. Elle accusa immédiatement un rattata, petit voleur de biscuits. Zan se réveilla aussi, et il regarda le sac après avoir jeté un œil sur sa dresseuse qui semblait surprise. « Zan… » Chuchota Elza. « C’est notre chance. Attaque pisto– » Mais elle ne finit pas sa phrase. Une antenne jaune et brillante sortit de son sac, et derrière elle, un drôle de pokémon tout rond et bleu. Il avait autour de la bouche des restes de la nourriture de Zan. Il remarqua qu’Elza et Zan le fixait et sursauta. Il bondit sur ses petites nageoires et se mit à courir. Malheureusement, ses membres, prédisposés à l’eau, ne lui étaient pas d’une grande utilité sur la terre ferme et il se traîna péniblement sur le sol en petits bonds désespérés. « Loupioooo ! » Cria-t-il en s’agitant. Elza sauta sur l’occasion. « Zan, c’est celui-là ! Attaque charge ! » Le kaiminus fonça et toucha sa cible. Le loupio se retrouva propulsé la tête à l’envers. Il bondit sur ses nageoires et ses grands yeux se rétrécirent. Ses deux antennes dressées sur sa tête grésillèrent dangereusement et il lança un éclair sur Zan. Le kaiminus réussit à l’esquiver de justesse mais le loupio l’attaqua encore. « Zan, attaque pistolet à eau ! Ne lui laisse pas de répit ! » Zan obtempéra. Ses joues se gonflèrent et il lança un jet d’eau à pleine puissance sur le pauvre pokémon rond. Il attaqua ensuite avec une charge sans lui laisser le temps de se remettre debout. Le loupio vacilla et tomba sur le dos, K-O. Elza sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine. C’était le moment. Zan revint à ses côtés, l’air déterminé. Il regarda Elza et l’encouragea. Son cœur battait à tout rompre. Ses mains tremblaient. Dans quel état se trouvait-elle ! Courageusement, elle porta la main dans son sac à dos et en sortit un pokéball rouge et brillante dans les éclats du soleil. Elle cliqua une fois dessus et celle-ci s’agrandit. Puis elle prit de l’élan et lança la balle de toutes ses forces sur le loupio allongé là-bas. Elle ferma les yeux pour ne pas voir. La ball rebondit contre la tête du pokémon aquatique, s’ouvrit et engloutit le pokémon d’une lumière aveuglante. Toum-toum. Le cœur d’Elza battait si vite. Elle ouvrit un œil. Toum-toum. Si fort. La ball roula sur les côtés, le piston blanc, au centre, clignotait avec insolence. Ses yeux fixaient la course instable de la pokéball. Celle-ci vacilla, et une fois encore. Puis le piston cessa de clignoter. Un petit bruit métallique retentit, puissant comme une explosion dans le silence pesant de la forêt. Clic. Terminé. Elza tomba à terre. Zan avança lentement vers la ball et la saisit entre ses pattes. Il tituba comme un automate vers Elza qui tremblait encore, et posa la ball devant elle. Il lui tapota le bras et elle sembla sortir de sa transe. Elle éclata de rire. Pendant de longues minutes. « Zan ! On y est arrivés. ON Y EST ARRIVES ! Tu te rends comptes ?! On a capturé notre premier pokémon sauvage ! Oh, mon dieu, Zan… J’y crois pas, j’y crois pas ! » Le kaiminus sembla se détendre et monta dans les bras d‘Elza pour se serrer contre elle. Ils l’avaient fait, finalement. Au devant d’eux, la ball brillait sous le soleil ; et cette ball était habitée, habitée par une nouvelle âme, un nouveau compagnon. *** Elza saisit la ball rouge et blanche. « A toi, loupio. » Murmura t-elle. Elza décrouvrit son nouveau pokémon aquatique. Il était rond et bleu, avec deux nageoires pectorales et deux nageoires qui lui servaient de queue. Il possédait deux longues et fines antennes au bout desquelles pendaient deux sphères rondes, gorgées d’électricité. Ses yeux jaunes luisaient étrangement, et ses pupilles en forme de croix lui donnaient un drôle d’air. Elza le trouva adorable. « Bonjour, toi. Je m’appelle Elza, et voici Zan. - Piouu… » Le loupio agita ses antennes. Il sembla apprécier ses nouveaux compagnons. « Dorénavant, tu seras Chinchou. Ca te va ? » Le loupio acquiesça. Zan secoua les bras de contentement et Elza sourit. *** Le jour tant attendu arriva. Matthew sonna chez les Delouvre tôt le matin. Il était excité comme le jour où goinfrex était né. Il sautillait sur place comme sur un ressort et ne cessait de commander à Elza de se dépêcher. Elza avait appelé Matthew le soir même où elle avait capturé Chinchou pour lui apporter la nouvelle. Un silence respectueux lui avait répondu au bout de la ligne et Elza ne s’était jamais sentie plus fière. Il n’avait toujours pas vu ce fameux loupio mais il aurait bien tout le temps dès qu’ils seraient partis. Elza vérifia son sac. Tout était là : des pokéballs, des potions, des habits propres, quelques produits, de la nourriture pour humains et pour pokémons et surtout, une belle quantité d’argent prêtée par ses parents. Elle inspira longuement le parfum de l’excitation et de l’aventure. Ils montèrent dans la voiture de ses parents, et son père les amena près du laboratoire du Professeur Orme. Après plusieurs heures de route, ils arrivèrent. « Bon… Je suppose que c’est là qu’on se sépare, ma puce. - Oh, papa ! Je vous appellerais à chaque Centre Pokémon ! - J’espère bien. Prend soin de toi et de tes pokémons. Si tu as un souci– - T’en fais pas. Je gère, tu m’connais. - Oh, bon. Si tu le dis. Bonne chance, championne. » Il serra sa fille contre lui. « Bonne chance, Matthew. - Merci monsieur. Vous inquiétez pas, je ferais gaffe à Elzounette. - Hey ! - Ha ha. Très bien, je compte sur toi. » Il remonta dans la voiture lentement. « Bon, et bien… A bientôt, Elza. - A la télé ! Pour les championnats de la Ligue… Tu me regarderas, hein ? - Sans faute. » La voiture s’ébranla dans un nuage de poussière. Elza et Matthew se regardèrent et ne purent s’empêcher de sourire bêtement. Bourg Geon. Le début de l’aventure. Une aventure inoubliable. |
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| Chapitre 3 Ville Griotte « Comment va goinfrex ? » Demanda Elza. Ils s’étaient assis autour d’un feu de bois, dans une clairière. Le soleil déclinait lentement vers l’ouest et les hoothoot commençaient à hululer sous la lune encore faible. Après avoir marché quelques heures, ils avaient décidé de faire leur premier campement, non sans une certaine excitation. Mais maintenant que la tente était montée et que le feu craquait doucement près d’eux, ils réalisaient qu’ils allaient devoir vivre des mois sans abri décent. Ils allaient devoir supporter la pluie, le froid, la chaleur étouffante, les pokémons sauvages, la petite toile de tente et les couvertures qui grattent… Aussi, pour combler cette gêne qui s’insinuait en eux, Elza avait demandé des nouvelles. « Il va bien ! Tiens, appelons-les ! Comme ça je pourrais voir ton loupio ! - Il s’appelle Chinchou. » Corrigea t- elle. « Mes amis, en avant ! » Matthew appela aussi ses pokémons. Les pokéballs s’ouvrirent et il en sortit germignon, goinfrex et Chinchou. Zan était déjà aux côtés d’Elza. « OH ! » S’écria Matthew. « Il est adorable ! - Goinfreeex ! » Gémit Elza. « Tu es tellement chou ! Viens voir ici que je te fasse un câlin ! - Elzounette, tu permets ? Je voudrais observer Chinchou. Ses poches pleines d’électricité, ça me fascine ! - Bien sûr. » Matthew se saisit du pokémon tout rond et l’examina. Il sortit son cahier et y nota un tas de détails. Elza continuait de gratter le haut du crâne de goinfrex sous l’œil jaloux de Zan qui boudait un peu plus loin. Soudain Matthew toucha une de ses antennes électriques. Aussitôt, sans se contrôler, Chinchou lâcha une attaque électrique. « Waaaarg ! » Hurla Matthew. « Chinchou ! Ca va pas ?! » Elza se précipita vers son ami. « Tu vas bien ? - Quelque peu grillé… » Ironisa t-il. « Chinchou ! Tu devrais avoir honte ! - Laisse, il ne contrôle pas ça. - Il le faut ! C’est dangereux ! Chinchou, je veux que tu essayes de ne pas blesser chaque personne qui te touche. C’est clair ? » Le pauvre loupio ne savait plus comment se faire plus petit. Il se sentit mal de se faire disputer et, surprenant tout le monde, il éclata en sanglots. Elza sursauta. « Chinchou ? Ne pleure pas ! Nous allons nous entraîner pour ça… Je ne t’en veux pas, d’accord ? » Matthew ne savait pas quoi dire. Tout le monde se senti gêné par les pleurs du pokémon. Mais goinfrex descendit des bras d’Elza et marcha jusqu’à Chinchou. Il lui fit un long discours auquel Zan et germignon acquiescèrent vivement. Les deux enfants ne comprenaient rien, mais goinfrex semblait inspiré ; il faisait de grands gestes avec les bras, parlait fort et riait quelque fois. Finalement, Chinchou sourit et alla vers Elza. Il s’approcha près d’elle et écarta les antennes, comme un signe d’appel. Elza sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine. Elle prit la petite boule dans ses bras et lui fit un câlin. « Oh, Chinchou… Je ne t’en veux pas, tu sais. Nous allons simplement nous entraîner pour ne pas reproduire ça… » Matthew assista à la scène émerveillé. La douleur piquante à sa main, là où il avait caressé le loupio, avait disparu et il sauta sur son cahier pour y noter rapidement tout ce qu’il venait de voir. « Tu vois, Elza, c’est bien la preuve que les pokémons ont aussi leur caractère, comme les humains. - Ah, bon ? - Bien sûr. Je vois que tu as écrit pour Zan : « Adore faire la grasse matinée. » ; c’est une caractéristique propre à Zan, puisque germignon, elle, préfère se lever avant le soleil pour aller dehors et le regarder se lever. - Ah, oui. Maintenant que tu le dis… - Les pokémons, en fait, ont une personnalité propre à chacun d’eux. C’est fascinant… - Oui… » Souffla Elza. « Tu as raison, je n’y avais jamais pensé. » Matthew ne répondit pas. Il observa Chinchou dans les bras d’Elza, et Zan qui semblait voir la fin du monde en les regardant aussi, de loin. « Elza… » Murmura Matthew. « Elza, Zan est jaloux. - Quoi ? » Demanda Elza sans comprendre. « Regarde-le. On dirait que tu viens de le priver de tous les Noëls jusqu’à la fin de sa vie. » Elza se retourna brusquement pour voir Zan. Il avait les larmes aux yeux. Elle vit Chinchou dans ses bras, et Chinchou sembla gêné. Il descendit des bras d’Elza et alla voir Zan pour parler. Celui-ci l’ignora superbement la première minute mais Chinchou le tira vers Elza. Il fit signe à sa dresseuse et elle sourit largement. « Chinchou a raison, Zan. Dans mes bras il y a de la place pour deux. Et dans mon cœur, il y aura toujours une énorme place pour toi. » Zan rougit, les yeux embués, et se jeta dans les bras de sa dresseuse. Chinchou le suivi, satisfait, et Elza les enserra en murmurant des paroles réconfortantes. Elle réalisa alors que cela faisait plus d’un mois qu’elle côtoyait Zan chaque jour. Ils partageaient tout, ils s’entrainaient dur. Elle se rendit compte qu’elle tenait beaucoup à lui, et elle fut touchée qu’il en soit finalement de même de son côté. « Tu sais, Zan, je vais capturer plein de pokémons, hein ? Tu vas m’aider, et nous deviendrons tous amis. Mais tu seras toujours mon premier pokémon. Je ne t’oublierais jamais. D’accord ? » Le soleil disparu sur cette promesse, et quand la lune fut bien haut dans les étoiles, tous s’endormirent, les uns contre les autres. *** Ils avaient mal dormi. Ils avaient eu froid, et la tente était inconfortable. Tous les pokémons étaient rentrés dans leurs pokéballs, même Zan. Quand Elza se leva, elle était de mauvaise humeur, et l’idée qu’elle n’aurait rien à petit-déjeuner la renfrogna d’avantage. Matthew avait sa tête des mauvais jours, les cheveux plus ébouriffés encore qu’à l’accoutumée. Il sortit une barre vitaminée de son sac et en donna la moitié à Elza qui grogna vaguement pour le remercier. Ils avaient de grands cernes, les traits tirés, les cheveux éparpillés. Après ce maigre repas, Elza attacha ses cheveux avec ses élastiques et aida Matthew à ranger le campement. Tout se fit dans un silence de mort. Ils avaient tout rangé, et jeté du sable sur les cendres du feu. Maugréant, ils se mirent en route. « Et, alors, quelle nuit épouvantable… - Ca, tu l’as dit. J’ai mal partout. - Ouais, moi aussi… » *** Les deux enfants marchaient au cœur de la forêt depuis quelques heures, dans le silence feutré des respirations rapides et des pas sur le chemin terreux. Zan avait élu domicile dans sa pokéball, décidant, non sans un air moqueur, de voyager confortable pendant qu’Elza marchait pour lui. Les branches des arbres étaient touffues et vertes, et le soleil était haut dans le ciel. Heureusement, la fraîcheur du vent leur faisait du bien. Elza avait noué un bandana sur sa tête pour ne pas avoir à souffrir d’une insolation, et Matthew s’était offert le luxe de porter un short au lieu de son habituel jean. Soudain, interrompant leur harassante progression, ils entendirent quelqu’un appeler. « Hootyyy ? Hooty, tu es là ? Hooty ? » Elza et Matthew pilèrent. Ils se dirigèrent vers la voix et trouvèrent un garçon aux cheveux bleus et ébouriffés. Celui-ci semblait anxieux, il regardait partout autour de lui, et il se précipita vers Elza et Matthew quand il les aperçu. « Hey, vous deux ! Vous n’auriez pas vu un hoothoot avec un badge H-Voyage jaune, s’il-vous-plait ?! » Il parlait rapidement, et regardait partout autour de lui en même temps. Elza fronça les sourcils. « Ah, non, désolée… Mais on peut peut-être t’aider ? - Je… Oh, vous feriez ça ?! » Son visage s’illumina. « Bien sûr. » Affirma Matthew. « Que se passe t-il ? - Oh, la, la… » L’inconnu s’adossa à un arbre, et s’essuya les yeux de fatigue. « Mais je suis malpoli. Je m’appelle Keddy, et vous ? - Moi c’est Elza, et lui c’est Matthew. On est en voyage pour devenir maîtres de la ligue pokémon ! - Quel projet ! Ca ne sera pas une mince affaire. Moi, je suis éleveur de hoothoot spécialisés dans le transport de lettres. - Oh, qu’est-ce que c’est, exactement ? - Et bien, c’est mon père qui a eu cette idée. Il a voyagé à Hoenn, et là-bas, les gens s’envoient des messages en se servant de pokémons appelés goelise. Il a pensé que ça pourrait être pas mal de faire profiter la région Johto de ce moyen de transport, alors quand il est revenu, il a capturé les pokémons oiseau les plus communs de la région et il a commencé à les dresser. - Ca alors ! » S’exclama Elza, ébahie. « Je ne savais pas qu’on pouvait faire tout ça avec un pokémon vol ! - Il fallait y penser, c’est sûr. Finalement, les hoothoot se sont reproduits et maintenant, on a une cinquantaine d’oiseaux dressés, qui connaissent parfaitement la région, et peuvent apporter une lettre par n’importe quel temps, de jour comme de nuit… Et surtout de nuit, en fait. - Ah bon ? Ils ne préfèrent pas travailler le jour ? - les hoothoot sont des pokémons nocturnes. A l’état sauvage, ils vivent la nuit, et dorment le jour. - Je ne savais pas. » Admis Matthew. « Et en fait, tu as perdu un hoothoot ? » Keddy sembla se souvenir de sa raison en forêt et il sauta sur ses jambes. « Hooty. J’ai perdu Hooty… Non, en fait, il s’est probablement perdu tout seul. » Son regard s’assombrit. Il soupira et récita : « L’histoire, c’est que pour mes treize ans, mon père m’a offert deux bébés hoothoot. Un mâle, et une femelle. Il m’a dit que si j’arrivais à les élever pour le courrier, et à les faire reproduire, il accepterait que je l’aide plus tard. J’étais tellement content ! J’ai eu de très bons résultats avec ma femelle, Rose, mais le mâle a toujours eu un problème. - Quel genre ? - Aucun sens de l’orientation ! Pire, il oublie. Il a des trous de mémoire ! ’Jamais vu ça avant. - Il perd la mémoire ?! Ca alors, c’est vraiment bizarre ! - Oui. J’ai refait un test hier soir. Je l’ai envoyé à Mauville pour qu’il dépose une lettre à ma cousine, et qu’il revienne. Mais ça n’a pas fonctionné. Je lui ai téléphoné ce matin, et elle ne l’a pas vu… » Keddy recommença à chercher. « Il ne doit pas être loin. Je le retrouve souvent par ici. Vous m’aidez ? - Bien sûr ! » Matthew commença lui aussi à regarder autour de lui. Mais Elza ne bougea pas. « Dis donc, Keddy. Ta femelle ne pourrait pas le retrouver ? - Rose ? Oh, j’ai déjà essayé… » Il eut un sourire amer. « Elle refuse. - Quoi ?! - En fait, elle ne l’aime pas beaucoup. Elle le trouve ridicule, sans doute. Quand je lui ai demandé de le chercher avec moi, elle est tout simplement retournée dans sa pokéball ! - Oh ! Ca me choque un peu… » Avoua Elza. « Il ne faut pas. Je la comprends un peu. Et puis, de toute façon, à part ce petit souci, Rose est parfaite. Elle vole bien, et sur de longues distances. Elle ne s’est jamais perdue. C’est un bon pokémon. - Mouais. Mais si ton hoothoot a des problèmes ? Rose sera responsable, non ? - Il ne faut pas mettre la faute sur son pokémon ! C’est à moi de le retrouver, je suis son dresseur. Et c’est à Hooty de ne plus se perdre… » Ajouta-t-il. Les trois enfants se mirent en quête du hoothoot. Ils fouillaient les buissons, les branches des arbres, les moindres recoins. Peut-être qu’Hooty était blessé ? Keddy pressa le pas et les deux autres durent presque courir pour suivre sa cadence. *** Après de longues recherches, ils décidèrent de faire une pause pour manger. Midi était passé depuis longtemps, et ils mourraient tous de faim, aussi Keddy leur offrit ce qu’il avait emporté. Ils se régalèrent avec un peu de pain, de la charcuterie et du jus de pomme. « Enfin un bon repas ! » Sourit Elza. « Ca me manquait. - On est partis hier, Elzounette, il va falloir t’y faire, on ne va pas manger comme ça chaque jour. - Oh… » Elle baissa les épaules, déçue. Keddy rangea rapidement les emballages vides dans son sac et, sans attendre que Matthew ou Elza ne se soient levés, repartit d’un pas vif. *** « Hooty ? Tu es là ? Allez, viens ! » Les kilomètres se succédaient. La fatigue de la nuit, trop courte pour Elza et Matthew, se faisait mesquinement ressentir. « Hooty ? » Appela Elza. « Youhou ? » Matthew scruta un autre arbre du regard. Soudain, un cri de triomphe surgit du côté de Keddy. « HOOTY ! Il est là, venez ! » Matthew et Elza se précipitèrent vers l’appel. Ils trouvèrent Keddy souriant, et sur son poing levé, un hoothoot avec un badge jaune et brillant. « Il était dans cet arbre. Tu m’as fait une de ses peurs, Hooty ! » Keddy serra son pokémon dans les bras. « Allez, c’est terminé. Nous allons rentrer. » Le pokémon semblait accablé d’avoir causé tellement de soucis. Il avait un air bizarre, avec de grands yeux humides. Il rentra dans sa pokéball et Keddy annonça : « Merci les amis. Vous m’avez beaucoup aidé. - On n’a servit à rien… » Marmonna Matthew. « Vous avez cherché ! Vous l’auriez peut-être trouvé aussi. Dans tous les cas, je vous invite chez moi ! Ca n’est plus très loin, avec tout ce qu’on a marché. On a beaucoup tourné en rond. » Elza accepta vivement. Ils se dirigèrent tous les trois vers la maison de Keddy qui avait retrouvé une allure normale, et semblait beaucoup plus joyeux.  *** |
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 | Sujet: Re: [Fanfiction Pokémon] Les Larmes de Jirachi Sam 24 Oct - 22:22 | |
| Au détour d’un chemin, quelque chose attira l’attention d’Elza. Quelque chose de brillant. « Regardez là-bas ! On dirait comme de l’or ! - Mais oui, alors ! » S’exclama Keddy. « Je n’avais pas vu ça avant ! - Il faut aller voir ce que c’est. » Annonça Matthew. « Mais… - Attention ! » Cria Keddy. « Il y a un ravin ici ! - C’est ce que je voulais dire ! » Balbutia Matthew. « J’ai faillit tomber dedans ! On ne peut pas aller chercher ce truc qui brille, il est de l’autre côté. Il n’y a pas de pont ? - Les autorités n’ont jamais voulu faire un pont. Il y a un troupeau de soporifik très méchant là-bas, et nous les laissons tranquilles, comme ça. Au pire, l’autre côté est relié par la route, beaucoup plus au nord. - Adieu, trésor ! » Ironisa Elza. « Non, attendez ! J’ai la solution. Rose, en avant ! » Cria Keddy. Un hoothoot jaillit de la pokéball en hululant doucement. Keddy lui ordonna de ramener, si elle le pouvait, cet étrange trésor qui brillait. Rose s’élança par-dessus le précipice. « Comme c’est pratique ! » S’émerveilla Elza. « Prend-en de la graine, Zan ! » Dit-elle à sa pokéball. Elle ignorait s’il l’entendait, mais elle rit bêtement tout de même. Rose voleta un instant autour de l’objet puis essaya de le récupérer à l’aide de son bec. Mais d’un coup, une cage surgit des parois du ravin et elle fut capturée. « ROSE ! » Hurla Keddy. La cage pendant le long d’une chaine, elle dansait sur le vide. Rose se débattait à l’intérieur. « Rose, arrête ! Tu vas te blesser ! Reviens ! » Keddy essaya sans succès de récupérer Rose. Le faisceau lumineux n’atteignait pas sa cible, trop loin. « T’inquiète pas, on va t’aider ! Hooty, GO ! Va aider Rose ! Hooty vola aussi vite qu’il put vers son amie. Il resta cependant en vol stationnaire près de la cage, se demandant ce qu’il conviendrait de faire. Keddy hurla : « Aide-là ! Essaye de briser les barreaux ! Vive-attaque ! » Elza et matthew assistaient, impuissants, aux tentatives de Hooty pour défaire la prison de Rose. Celle-ci encaissait les contrecoups comme elle pouvait, mais un craquement explosif fit cesser brusquement les assauts de Hooty. « ROSE ! » Hurla encore Keddy. « Est-ce que ça va ?! -Oh mon dieu ! » Elza était horrifée. Rose gémit longuement, l’aile brisée. Le sang commençait à perler au bout de ses plumes marron. « Il faut que quelqu’un aille ouvrir cette cage ! » Lança Matthew. « Oui, mais pour cela il faut la clef, et il faut être de l’autre côté ! » Gémit Elza. « Hooty ! Vole à la maison, maintenant ! Il le faut, il faut trouver de l’aide ! Va chercher papa ! » Keddy griffonna quelques mots sur un bout de papier sorti de son sac et l’accrocha sur la patte du hoothoot. Celui-ci ne semblait pas tellement rassuré. La perspective de devoir voler, sur une distance courte, certes, mais pour une raison si importante ! Il eut peur pour Rose, peur de ne pas y arriver. Mais la voix de Keddy, qui lui soufflait à l’oreille des encouragements, lui donna le courage de décoller. De toute façon, il ne devait pas échouer. *** La chaine crissait. Au bout, dans la cage, Rose était ballotée au gré du vent. Elle ne faisait plus de bruit, mais son regard était rivé vers Keddy. Un moyen de lui faire comprendre qu’elle pouvait tenir encore, le temps que les secours arrivent. Les enfants attendaient, crispés. Zan était sorti de sa ball pour tenir compagnie à Elza. Elle se sentait mal. Rose souffrait par sa faute. Si seulement elle n’avait pas été curieuse comme ça ! Peu importait cet éclat, elle n’aurait même pas du y faire attention ! Elle eut un haut le cœur en imaginant Zan à la place de Rose. *** Quand Hooty revint, il était seul. Au moins, il était revenu. Elza commençait à désespérer mais Keddy semblait ravi. « Il a réussi ! - Mais il est seul ! - Le mot n’est plus à sa patte ! Il est revenu, et j’ai confiance en lui. Hooty, je suis fier de toi. » Le hibou hulula doucement. Il allait poser son bec contre la joue de Keddy, comme reconnaissance, mais il s’envola brusquement d’un battement d’aile. Il passa par-dessus le précipice et s’arrêta dans les airs, au dessus de la cage de Rose. Un peu plus loin, une bande de soporifik avançait, menaçante. « Oh, non, Rose ! Ils veulent l’attaquer ! - Tu crois que ce sont eux qui ont posé le piège ?! » Demanda Elza. « Je ne pense pas. » Répliqua Matthew. « Ils ne savent sûrement pas se servir d’une cage avec un verrou. » En voyant Hooty, les soporifik s’arrêtèrent, hésitants. Puis plusieurs d’entre eux se renfrognèrent. Ils tentèrent d’avancer encore pour attaquer Rose, qui se trouvait impunément sur leur territoire. L’un d’eux attaqua. Hooty ne le laissa pas faire. Il s’interposa à sa charge, et riposta par un coup de bec. Il comptait bien leur faire comprendre que personne ne ferait de mal à Rose, mais les soporifik en décidèrent autrement. Impuissants, les enfants regardèrent Hooty livrer une rude bataille contre un troupeau de pokémons sauvages et méchants. Il ne laissait aucun soporifik s’approcher de la cage. Il encaissait les coups, les rendait au centuple. Il volait partout, rapidement, donnant des coups de bec par-ci et des coups de griffe par là. Rose le regarda faire, émue. Jamais elle n’avait vu cette ombre de hoothoot agir de la sorte. Elle l’avait toujours connu poltron et tête en l’air. Elle semblait fascinée par le match, par tout ce qu’il donnait pour la défendre. Un instant, son aile cessa de lui faire mal. « Regardez Rose… » Murmura Elza. « On dirait qu’elle admire Hooty. - C’est vrai, ça. Et bien, tant mieux ! Vas-y Hooty, tu peux les tenir encore écartés ! Les secours vont arriver, j’en suis sûr ! » Hooty commençait à peiner. Chaque mouvement lui demandait un effort considérable. Les soporifik ne semblaient pas même fatigués, mais lui devait essuyer les assauts répétés de tout un troupeau. Lorsqu’il lui sembla qu’il allait chuter, de fatigue, et que des points noirs commençaient à danser dans son champ de vision, les secours arrivèrent. « Hey, les jeunes ! Tenez bon ! » Cria une voix. « Papa ! » Keddy se précipita vers son père. Celui-ci descendit de sa camionnette en sautant et salua brièvement Elza et Matthew. Il se rapprocha du bord de la falaise et lança d’une voix rauque : « Monsieur Petterson va venir secourir Rose. Je l’ai déjà appelé, il va venir de l’autre côté et- » Il fronça les sourcils. « Mais Hooty va mal ! » S’exclama-t-il. « En avant, noarfang ! » Un immense hibou au plumage marron surgit de la pokéball du père de Keddy dans un éclair rougeoyant. Il fonça vers les soporifik et les chassa d’une charge rapide et précise. Effrayés de cette puissance nouvelle, les gros pokémons psy s’enfuirent sans demander leur reste. Rose s’émerveilla devant le noarfang. Il était grand, et bien plus fort qu’un hoothoot ! Elza et Matthew aussi étaient subjugués. Un pokémon évolué. Un pokémon, appartenant à quelqu’un, et possédant suffisamment d’expérience pour chasser tout un troupeau de pokémon agressif là où Hooty avait presque échoué. Le père de Keddy leur sembla être comme un héros. Ils s’imaginèrent les heures d’entraînement qu’il y avait derrière une telle maîtrise de son compagnon. A côté d’Elza, Zan soupira d’envie. La vieille voiture rouillée de monsieur Petterson arriva en cahotant dans les broussailles. Ses pneus crissèrent et menacèrent de faire tomber quelques roches lorsque celui-ci freina trop près du gouffre. Il sortit de sa voiture, et après avoir brièvement salué tout le monde de l’autre côté du vide, il sortit de sa poche un grand trousseau de clef. Il se pencha par-dessus la cage et ouvrit la serrure avant d’en sortir précautionneusement Rose qui criait de douleur. Keddy se boucha les oreilles. Tout le monde remonta dans la camionnette du père de Keddy et ils descendirent au Centre Pokémon le plus proche. De l’autre côté, monsieur Petterson fit de même. *** Le Centre Pokémon le plus proche se trouvait à Ville Griotte. Finalement, ça arrangeait un peu Elza et Matthew puisque c’était là qu’ils allaient, mais l’état critique dans lequel devait se trouver Rose leur ôta toute pensée positive de la tête. Ils n’avaient aucune idée de la profondeur de sa blessure, mais Keddy était blanc. Il respirait vite, Hooty sur ses genoux, épuisé mais ne voulant pas retourner dans sa ball tant qu’il n’aurait pas de nouvelles de Rose. La camionnette se gara maladroitement devant le Centre où une infirmière Joëlle les accueillit immédiatement et emmena Hooty pour lui administrer les soins les plus urgents. La voiture de monsieur Petterson arriva une minute plus tard. Il en sortit rapidement, avec une couverture roulée en boule dans laquelle se tenait Rose qui avait perdu connaissance. L’infirmière s’en occupa aussitôt en poussant des cris suraigus. « Oh, mon dieu ! Mais ce pokémon est dans un état critique ! Vous attendez-là ! » Son ton était ferme. Leveinard l’accompagna et ils s’enfermèrent avec les deux hiboux dans la salle des urgences dont la petite lumière rouge s’alluma d’un air malveillant. *** Monsieur Petterson ne savait plus comment s’excuser. Une fois que tout le monde se fut assit sur les sofas roses du Centre Pokémon, celui-ci s’était mit à bégayer des excuses envers Keddy et on père. « Si j’avais pu me douter… oh, je suis tellement désolé… Tout est de ma faute. » Il jouait maladroitement avec son chapeau de paille rapiécé. « Je ne comprend pas, monsieur. » Dit Keddy. « Qu’y a-t-il ? - C’est moi qui ai posé ces pièges… - Quoi ?! - C’est pour capturer les ratatta. Ils saccagent les champs des fermiers ! Ils adorent ce qui brille, alors on a pensé, avec quelques amis fermiers, que si on mettait un appât brillant près d’une cage, on réussirait à capturer ces ratatta pour les relâcher dans une autre région où ils ne dérangeront personne… - Mais… Ca ressemblait à de l’or ! - Oui, c’est là notre erreur. Si j’avais su qu’en faisant des appâts dorés nous attirerions le regard des promeneurs… C’était évident, pourtant. C’est une erreur bête. - Oh. Mais… Ces cages sont suspendues dans le vide ! - Ah, ça. Ces satanés ratatta ont une trouille bleue du vide. Des qu’ils se rendent comptent qu’il n’y a plus rien sous leur pattes, ils se bloquent et ne bougent plus d’un poil. C’était pour éviter qu’ils ne se blessent en essayant de sortir de la cage comme… ton hoothoot. Je suis désolé, petit. - Ca n’est pas grave, monsieur. » Répondit doucement Keddy, les yeux baissés. « Vous ne pouviez pas savoir. » *** Elza portait Zan dans ses bras. Son cœur battait vite. Pourrait-elle supporter de voir son cher compagnon souffrant ainsi, un jour ? Elle songea qu’un K-O valait mieux qu’une blessure profonde, puisque le pokémon était simplement sonné. Mais il se réveillait aussitôt, et une potion suffisait à le remettre sur pied. Elle se dit qu’il était quand même horrible de faire se battre jusqu’au K-O un pokémon, bien que ceux-ci n’en semblaient pas tristes. Au contraire, un grand nombre se sentait fier de se battre pour faire plaisir à leur dresseur. Alors c’était ça qu’un dresseur était ? Un humain qui souhaitait gagner. Et son pokémon ? Une machine à gagner qui ne voyait intérêt, la plupart du temps, qu’au sourire de son dresseur lorsque la photo ornait un écran géant et que l’arbitre criait dans son micro : « La victoire revient à Elza de Doublonville ! ». Pas un mot pour le pokémon. Seulement un sourire du dresseur, un merci, un câlin. Pas de gloire pour le pokémon, mais une friandise supplémentaire, un regard satisfait. Fallait-il encourager cela ? Les pokémons étaient-ils vraiment heureux ? Elza se dit que oui. Zan avait été tellement fier de lui quand il avait battu Chinchou. Chinchou lui-même avait été si content qu’Elza le prenne sous son aile alors qu’elle l’avait épuisé de ses forces. Se rebeller contre cette organisation millénaire relèverait de l’absurde. Elza sourit. Elle se jura de ne jamais forcer un de ses pokémon à combattre s’il ne le souhaitait pas. Elle serra sa prise sur Zan et lui fit un bisou timide sur le dessus du crâne. Il rougit de plaisir. *** « Keddy. » Dit l’infirmère en sortant de la salle de soins au bout de longues heures. « Ton hoothoot mâle va bien, il lui faudra du repos. - Oh, merci, infirmière Joëlle ! » Keddy se précipita vers elle et pris son pokémon dans les bras. Il le serra contre son cœur et soupira de soulagement. « Hooty… Reviens, allez. » Le pokémon disparut dans une lumière rouge. « Mais… Ta femelle ne s’en remettra pas si vite. Son aile a été brisée en deux net, et elle ne devra pas voler pendant de longues semaines. - … - En revanche, elle s’en remettra bien, je te le promets. D’ici deux mois, tout ça ne sera plus qu’un mauvais souvenir. - Vraiment ? - Oui. - Merci, infirmière Joëlle. Merci infiniment. - De rien, Keddy. Rose est là-bas. Laisse-la se reposer pour le moment. - D’accord. » Keddy sourit vraiment. Pour la première fois depuis qu’Elza et Matthew l’avait rencontré. Il soupira de soulagement et porta la main à son cœur. « Merci, mes pokémons vont bien. Je suis soulagé. » Monsieur Petterson se leva. « Je suis désolé encore de vous avoir causé tous ces soucis. - Non. » Dit Elza. « C’est de ma faute, je suis trop curieuse. - Vous n’avez pas installé ce piège. Ne discutez pas. Pour me racheter, je peux vous conduire jusqu’à la prochaine ville, en voiture. - Vraiment, vous feriez ça ?! » Demanda Matthew. « C’est la moindre des choses. - Mais Keddy ne va pas venir… - Non, en effet, je ne viendrais pas. » Sourit le garçon aux cheveux bleus. « Mais je ne vous en veux pas, et je serais ravi pour eux si vous les emmeniez jusqu’à Mauville. - Tu es sûr ? Tu as besoin d’un dédommagement ? - Monsieur Petterson. » Intervint le père de Keddy. « Ca ira très bien. Les oiseaux vont bien et vous n’êtes pas responsable de cet accident. - Mmmh… - Keddy va rentrer avec moi, maintenant, hein ? - Oui p’pa ! » Tous sortirent. « Bon, et bien, merci pour tout, les amis ! » Annonça Keddy. « Heureuse de t’avoir rencontré. - Moi aussi. » Ajouta Matthew. Ils se serrèrent la main, tous les trois, avec un sourire franc. « Bonne chance avec tes hoothoot ! - Et vous deux, bonne chance pour la Ligue Pokémon ! » Les enfants se séparèrent et montèrent chacun dans leur voiture. La camionnette démarra. Les vitres baissées, ils se firent des signes de main tandis qu’elle disparaissait dans un nuage de poussière. La voiture n’avait pas bougé. L’infirmière retourna auprès de Rose qui restait pour une nuit au Centre, leveinard derrière elle. Monsieur Petterson démarra. Le moteur toussa une fois, puis se mit en route. « C’est une vieille bécane, mais elle ferait le tour du monde ! » Plaisanta t-il en tapotant le volant. La voiture cala. « Bon, elle râlerait sur les derniers mètres… » Il fronça les sourcils et redémarra. « Ne vous en faites pas, les jeunes ! Ca va aller ! » Elza et Matthew se regardèrent, inquiets. « En route pour Mauville ! » Et la voiture s’ébroua dans un bruit de féraille. |
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 | Sujet: Re: [Fanfiction Pokémon] Les Larmes de Jirachi Lun 2 Nov - 11:43 | |
| Non, mais 157 vues et pas un commentaire ! Je vous mets quand même la suite... Chapitre 4 - mauville Monsieur Petterson n’avait pas d’âge. Tantôt il semblait avoir trente ans, tantôt ses rides autour des yeux lui donnaient un air centenaire. Visuellement, monsieur Petterson avait tout l’air d’un fermier : ce qu’il était et qu’il vantait sans honte. « Mes ecremeuh sont les plus gentilles des vaches ! Elles m’donnent du bon lait, mes dames, plein d’onctuosité et de goût. » Il le répétait souvent. Il était châtain, et quelques cheveux blancs parsemaient ses tempes. Sur son crâne, son chapeau rapiécé le protégeait plus ou moins du soleil de l’été. Il avait une vieille chemise et un pantalon gris à bretelle, à la ceinture duquel pendaient quelques pokéballs écaillées. Mais ce qui semblait en plus mauvais état, c’était bien la voiture. Si on pouvait appeler ça une voiture ; un tas de taule cabossé et rouillé, qui grinçait et menaçait à tout moment de caler. Cependant, c’était le seul moyen de transport du fermier et il y tenait comme à la prunelle de ses yeux. «Y’a longtemps, j’ai fait le tour du monde avec ma belle bécane. On en a vu des trucs, tous les deux. Des gens de toutes les origines et de toutes les couleurs. Des pokémons aussi bizarres les uns que les autres ! » Et il racontait quelques aventures aux enfants qui en rêvaient, les yeux dans le vague, secoués par les soubresauts de la voiture qui broutait à chaque crevasse. Tandis qu’ils roulaient péniblement sur le chemin caillouteux, leur voiture croisa un convoi de camions sur laquelle était inscrit en grosses lettres jaunes « SCOD ». Monsieur Petterson se gara dans les broussailles pour les laisser passer. Elza compta les engins. Un, deux, trois… Neuf. En tout, neuf camions croisèrent leur route. Un tel déplacement surprit tout le monde. « Ca alors ! Je n’ai jamais vu autant de camions de ma vie ! » S’exclama Elza. « Vous croyez que c’est un très grand cirque ? - Non, Elzounette. Un cirque ne va pas avec des camions totalement bâchés. - Matthew a raison. C’est pas courant en tout cas ! - C’est peut-être des engins de chantier ? Regardez, celui-là n’est pas comme les autres, il possède une grue. Ils vont construire quelque chose ! - Bin, en tout cas, ça va être plutôt grand leur chose. » Dit pensivement Elza. Ils reprirent leur route. *** Il leur fallut une journée et une nuit de plus pour arriver à Mauville. « Bon, les jeunes ! Mes belles ecremeuh m’attendent à la maison, vous voyez ? Je vous laisse ici. » Annonça monsieur Petterson avec un vague signe de main. « Merci pour tout, monsieur ! » Sourit Elza. « Vous nous avez évité des heures de marche ! - C’était le moins que je puisse faire… » Marmonna-t-il, gêné. « Au revoir, monsieur Petterson ! » Les enfants lui firent de grands signes de la main tandis que la voiture s’éloignait en crachant d’inquiétants nuages de fumée noire. Elza et Matthew se regardèrent. Tous les deux, à cet instant, n’avaient qu’une idée en tête : le match qui les opposerait à Albert, le champion de l’arène locale. C’était à tous les deux leur premier match contre un champion, et l’envie de se donner à fond les fit trembler d’anticipation. *** D’abord, ils se rendirent tous les deux au Centre Pokémon pour se reposer. Car bien que la gentillesse de monsieur Petterson fût grande, la voiture bringuebalante n’en restait pas moins d’un confort tout relatif. Ils décidèrent donc de faire une halte dans les chambres du Centre pour se reposer. Il était encore très tôt, et ils s’endormirent sans mal, savourant le plaisir d’allonger totalement les jambes dans un lit qui ne sautait pas à chaque aspérité de la route. Le soleil était bien haut quand Elza consentit à descendre du lit. Elle avait des courbatures partout à cause du voyage houleux, et il lui fallut plusieurs secondes pour se rendre compte qu’elle enfilait les baskets de Matthew au lieu des siennes. Qui étaient juste un peu plus loin, par là. Elle grogna et changea les chaussures. Après un copieux petit-déjeuner, Elza était redevenue humaine, et bien que chaque mouvement un peu trop brusque lui faisait faire la grimace, elle pouvait s’exprimer correctement et ne confondait plus les objets. Elle rejoint Matthew aux alentours de midi. Il était déjà dehors, près de la Tour Chéliflor, et semblait en pleine conversation avec un homme. « Bonjour, Matthew. Monsieur. » Salua-t-elle poliment. « Salut, Elzounette ! Je te présente Vladimir. C’est un sage de la Tour Chétiflor ! - Enchantée. - Moi de même. Je discutais avec votre ami d’un problème récent que l’on a. - Ah, bon ? - Oui. » Reprit Matthew. « Tu te souviens de tous ces camions qu’on a vu l’autre jour ? Et bien, il y en a d’autres ici. Ils construisent quelque chose. Ca a l’air plutôt énorme, mais en fait, Vladimir m’expliquait que ces engins gênent beaucoup la faune alentour… - Vous savez ce qu’ils sont en train de construire ? » Demanda Elza, surprise. « Venez. » Annonça Vladimir. Après avoir échangé un regard, Matthew et Elza suivirent le sage. Il les emmena un peu à l’écart de la ville, dans une grande clairière qui était entièrement impraticable à cause du nombre incroyable de camions qui étaient garés là. Quelques engins préparaient des fondations en faisant d’énormes bruits de démolition, tandis que d’autres se chargeaient de déforester suffisamment le terrain, sans se soucier des nids de pokémons sauvages saccagés. Elza était choquée par ce spectacle. Elle allait s’insurger contre ces pratiques détestables quand Matthew lui tapa dans les côtes. « Regarde. Ce sont bien les mêmes. C’est écrit SCOD sur les camions. - Ca ne me dit rien comme entreprise… » Fit remarquer Vladimir. « Je ne pense pas qu’ils soient sur le marché depuis longtemps, mais ils n’ont pas lésiné sur les moyens en tout cas… Regardez juste les fondations de ce bâtiment, il sera énorme ! - Ouais… » Plus loin, sur la gauche, un grand panneau de bois était flanqué d’une grande affiche. Elza s’approcha. Le nom de la société s’étalait en grand sur le haut de l’affiche, et en dessous, le dessin en image de synthèse d’un immense dôme de béton illustrait les propos suivants : Vous êtes un dresseur de talent ? Un coordinateur renommé ? Un inconnu qui tente de percer ? Qu’importe, avec SCOD, tous vos rêves seront accessibles ! Ouverture de la plateforme le 24 décembre : Et si, pour Noël, vous offriez le pouvoir à votre pokémon ? En bas, en note indiquait en petit caractères : SCOD va changer votre vie. Pour plus de renseignements, consultez notre site internet, ou patientez jusqu’à Noël ! La jeune dresseuse fronça les sourcils. Offrez le pouvoir à votre pokémon ? Les pokémons n’avaient-ils pas encore suffisamment de talent ?! Des évolutions, des attaques… Cette entreprise promettait quoi de plus ? Une boule se forma au creux de son ventre. Elle eut un mauvais pressentiment. Encore une boîte qui ferait payer ses services une fortune, et qui, finalement, n’apporterait rien. Elza soupira. *** Il fut convenu que Matthew et Elza iraient à l’arène en début d’après-midi. Vladimir les invita chez lui, et sa femme servit aux enfants un délicieux repas chaud. Elza le savoura d’autant plus qu’ils mangeaient principalement des chips et des casse-croûte depuis plusieurs jours. Finalement, Vladimir les accompagna jusqu’à l’arène. « C’est ici qu’on se dit au revoir, les amis ! » Annonça joyeusement le sage. « Bonne chance pour votre premier badge. - Merci, Vladimir ! Ca ira ! - Au revoir, merci pour tout ! » Vladimir s’en alla. Matthew et Elza tremblaient d’anxiété, ils franchirent la porte d’un pas nerveux. « Hé ho ? Il y a quelqu’un ? - Nous venons pour le badge ! » Cria Matthew. Une porte s’ouvrit au fond du couloir. « Vous êtes des dresseurs ? Très bien, venez. Albert est ici. » Elza et Matthew rejoignirent l’homme dans une pièce annexe. Ils se retrouvèrent dans un immense stade autour duquel se trouvaient des gradins pour les spectateurs. Au sol, le terrain était délimité par un rectangle de peinture blanche, et, aux extrémités, deux coques en plastique délimitaient l’emplacement des joueurs. Albert était un garçon d’une quinzaine d’années aux cheveux verts. Il avait un air renfrogné et jouait nerveusement avec une pokéball. « Bonjour. Je suis Albert, le champion de l’arène de Mauville. » Annonça-t-il. « Vous venez pour votre premier badge, je suppose ? - Oui. » Dit Elza. « Très bien. Qui commence ? » Elza se tortilla, mal à l’aise. Matthew rit et lança d’un air qui se voulait supérieur : « Les dames d’abord ! » Elza se retourna furieusement vers lui, prête à lui faire sentir son désaccord, mais Albert s’en chargea. « Tu as peur, garçon ? » Il eut un rictus. « Quoi ?! » S’étrangla Matthew. « Pas… Pas du tout ! Allez, en garde ! » Matthew courut jusqu’à l’emplacement réservé au challenger et sortit une pokéball de son sac. « Allez, je t’attends ! Tu vas voir si j’ai peur ! » Albert eut un sourire satisfait. Il s’avança calmement vers sa place, tout en continuant à jouer avec sa pokéball. *** L’homme qui les avait guidé jusqu’à Albert conduit Elza vers l’entrée des gradins puis retourna sur les côtés du terrain pour arbitrer le match. Elza s’assit nerveusement en souhaitant bonne chance à Matthew mentalement. Ses jambes tremblaient. Beaucoup. « Le match se fera à un contre un ! Chaque joueur a droit à deux pokémons, le premier dresseur à ne plus avoir de pokémon en forme perd le combat ! Seul le challenger a le droit de changer de pokémon au cours du match ! » L’homme reprit son souffle. « Ce match opposera Albert, champion de l’arène de Mauville, à Matthew de Doublonville ! » Matthew sentit ses entrailles se retourner. En fait, il n’avait pas vraiment de chance de gagner. Germignon était sensible aux pokémons de type vol qu’avait Albert, et en plus, il ne pouvait pas utiliser goinfrex qui était trop petit. Il déglutit. « Roucool, à toi ! » Lança Albert. « Germignon, je te choisis ! » Cria nerveusement Matthew. Les pokémons se firent face sur le terrain. Albert attaqua directement. « Un pokémon de type plante ?! Ha, ha ! Roucool, attaque picpic ! - Ne te laisse pas faire ! » Réagit Matthew. « Esquive et attrape-le avec fouet-liane ! » Germignon sauta sur le côté à la dernière seconde, tandis que roucool remontait en chandelle vers le plafond. Germignon se retourna et lança ses lianes vers le roucool, qui les esquiva en plongeant à nouveau vers le sol. « Roucool, vive-attaque ! » Le roucool accéléra et fonça droit sur germignon. Le pauvre pokémon plante subit l’attaque de plein fouet, mais il se releva aussitôt, déterminé à ne pas laisser son dresseur perdre la face. « Germignon, attaque tranche herbe ! » Lança Matthew. Des feuilles aiguisées comme des lames de rasoir surgirent des flancs de germignon. Le petit pokémon se donnait à fond, enchainant les tirs avec frénésie. Finalement, le roucool ne put pas toutes les esquiver et l’attaque le toucha gravement. Il redescendit au sol et Matthew en profita. « Germignon, enchaîne avec fouet-liane ! » L’adrénaline faisait son effet. Matthew se sentait vivant. Il se donna à fond dans le match. Germignon sentit la détermination de son dresseur, et maintenant qu’ils étaient en phase, tous deux étaient déterminés à gagner coûte que coûte. « Roucool, évite-le ! » Mais la précédente attaque de germignon avait du toucher un point sensible. Le roucool ne réagit pas rapidement et il fut projeté aux pieds de son dresseur par de puissantes lianes. « Roucool ne peut plus combattre ! » Déclara l’arbitre. Albert se renfrogna. « Comment ?! » Il soupira, de dépit. « Tu vas moins rire ! Roucoups, go ! » Un oiseau géant sortit de la pokéball du champion de l’arène. C’était la forme évoluée de roucool. Il était donc encore plus fort que le pokémon précédent. Matthew savait que ça ne serait pas facile, mais la force qui émanait de ce premier combat officiel balayait toutes ses appréhensions. Germignon paraissait encore en bonne santé. Il n’avait subit qu’une vive-attaque. Matthew savait qu’il devrait la jouer stratégique plutôt qu’offensif s’il voulait gagner contre cet adversaire redoutable. « Roucoups, picpic ! » Commença Albert. « Germignon, esquive ! Tranche herbe ! » Germignon esquiva de peu le pokémon oiseau et lui lança une rafale de feuilles tranchantes. Aucune ne toucha sa cible. Ebranlé mais décidé à tout donner, Matthew ne perdit pas une seconde. « Germignon, charge ! - Roucoups, vive-attaque ! » Les deux pokémons se firent face et se ruèrent l’un vers l’autre. Ils se rentrèrent dedans dans un bruit mat et tombèrent tous les deux. L’arbitre allait déclarer le K-O des deux pokémons, quand ceux-ci se relevèrent avec difficultés. Les deux adversaires se regardèrent intensément, attendant que l’autre fasse un faux pas. Albert fut plus malin. « Ne lui laisse pas le temps de s’en remettre, roucoups ! Picpic en maximum ! » Germignon ne réussit pas à l’esquiver cette fois, il encaissa l’attaque avec difficultés, puis tomba au sol dans un gémissement. « Germignon est hors de combat ! » Déclara l’arbitre. Matthew sentit son cœur se briser. Il avait perdu. Il se précipita vers germignon et l’embrassa sur le front avant de le rappeler. « Alors, tu envoies ton deuxième pokémon, gamin ? » Ironisa Albert. « Je… Je ne… pas de pokémon… - Quoi ? Tu n’en n’a pas d’autre ?! -Non. » Balbutia Matthew. « Et bien, je… J’ai perdu… Je déclare forf- » Il ne put terminer sa phrase. Un éclair de lumière rouge jaillit de l’endroit où il avait laissé son sac, et goinfrex se dirigea d’un pas de conquérant vers le centre de l’arène. « Frex ! » Grogna-t-il. « Goinfrex ?! » Dit Matthew, surpris. « Ne sois pas ridicule, reviens ! Tu es bien trop petit ! Tu vas te faire blesser ! - Il a l’air en forme, moi je trouve. » Lança Albert. « Et puis, c’est ça, ou tu perd le match. » Matthew considéra la situation. Goinfrex avait envie de se battre pour son dresseur, c’était indéniable, mais il ne pouvait pas prendre le risque de lui faire courir un si grand danger ! Goinfrex était encore un simple bébé, sorti de l’œuf depuis à peine un mois. Finalement, ce fut le petit pokémon gris qui choisit à sa place. Il fit une grimace à roucoups qui battit des ailes d’indignation. Goinfrex rit ouvertement, et le roucoups se prépara à charger. Matthew se décida en un éclair. « Goinfrex, tu es bien sûr de toi ? Très bien, dans ce cas… Attaque charge ! - Roucoups, montre à ce bébé de quoi tu es capable ! Griffe ! » Goinfrex sauta sur le côté quand roucoups s’abattit sur lui. Il le chargea ensuite par derrière, courant comme un fou, les bras écartés et la tête la première. Affaibli de sa précédente confrontation avec germignon, roucoups ne s’attendit pas à ce que le coup du petit soit aussi fort. Il roula plus loin et Matthew en profita. « Goinfrex, achève-le ! Griffe ! » Le bébé courut vers le pauvre oiseau qui se relevait avec peine et lui griffa violemment le bec avec ses petites mains. Roucoups battit en retraite. « Roucoups ne peut plus combattre ! Goinfrex remporte la manche ! La victoire revient à Matthew, de Doublonville ! » Matthew s’effondra au sol tandis qu’Albert rappelait roucoups d’un air désinvolte. Goinfrex sauta vers son dresseur avec un grand sourire. Il grimpa dans ses bras et Matthew lui fit un câlin, passant dans ses caresses toute la fierté qu’il éprouvait pour son petit bébé. Qui n’était plus tellement un bébé, finalement. « Goinfrex, merci. Merci, tu as été parfait. » Le petit pokémon gris était aux anges. Dans les gradins, Elza regardait tout la scène avec les yeux grands ouverts. C’avait été un match sublime. Matthew avait brillé, germignon aussi, mais ce petit pokémon, qu’elle avait vu sortir de l’œuf… Elle l’imagina un instant en énorme ronflex, et se dit qu’à partir de ce moment là, plus rien ne l’arrêterait sans doute. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: [Fanfiction Pokémon] Les Larmes de Jirachi Lun 2 Nov - 11:46 | |
| « Allez, petite, c’est à toi. » Déclara indifféremment Albert après avoir soigné ses pokémons.
Elza se rendit sur le terrain dans un état second. Elle espérait faire moitié aussi bien que Matthew. Il s’était débrouillé comme un chef, avec des pokémons qui étaient censés ne pas réussir. Elle, elle possédait Zan, qui n’était ni avantagé, ni dépassé, et Chinchou, qui possédait un avantage. Techniquement, si elle prenait Chinchou directement, elle pouvait battre Albert en un tour de main, non ?
« Les règles sont les mêmes que tout à l’heure ! » Annonça l’arbitre. « Ce match opposera Albert, le champion de l’arène de Mauville, à Elza de Doublonville !
- Roucool, go !
- Chinchou, à toi… » Dit timidement Elza.
C’était son deuxième match, et en fait, le premier, c’était contre Matthew et elle l’avait perdu d’une façon assez significative. Le stress lui faisait monter une boule dans l’estomac et elle dû s’y reprendre à deux fois pour lancer son premier ordre.
« Chinchou, attaque éclair ! »
Elle espérait que plus vite elle attaquerait dans les faiblesses, plus vite le match serait gagné. « Roucool, attaque picpic ! »
Mais Chinchou fut plus rapide. Son attaque éclair tapa le pokémon oiseau du premier coup, et il retomba au sol. Elza n’en espérait pas tant. Le temps de revenir de sa surprise, elle ordonna à son loupio de lancer de nouveau l’attaque éclair. Le pokémon rond s’exécuta et le pauvre roucool abandonna, grillé.
« Roucool est hors de combat ! »
Elza n’en revenait pas. Ca avait été si facile ! Ragaillardie, elle attendit roucoups avec un air dément sur le visage.
« Roucoups, go !
- Chinchou, attaque éclair ! » Répéta Elza, sûre d’elle.
« Roucoups, esquive et vive-attaque ! »
Le loupio lança son éclair, mais roucoups était beaucoup plus rapide que roucool. Il évita l’attaque avec aisance. Chinchou était trop lent par rapport au pokémon oiseau, et il se fit percuter de plein fouet.
« Chinchou, non ! » Cria Elza.
Sa détermination tomba à l’eau. Elle savait qu’elle pouvait gagner en le touchant à l’aide d’une capacité électrique, mais après un autre essai infructueux, elle abandonna l’idée de toucher roucoups avec une simple attaque éclair.
« Elza ! » Cria Matthew depuis les gradins. « Tu peux le faire, j’en suis sûr ! »
Les encouragements de son ami la remplirent de joie. Elle réfléchit. Il fallait que roucoups soit touché par une attaque électrique, au mieux. Mais Chinchou était trop lent pour le toucher de loin, alors… Une idée traversa son esprit. « Roucoups, picpic ! » Ordonna Albert.
« Chinchou, évite-le si tu peux ! » Riposta Elza.
Le pokémon rond sautilla maladroitement sur le côté à la dernière minute, mais il s’en fut de peu. Albert se renfrogna.
« Roucoups, attaque charge maximum ! »
C’était tout ce qu’Elza attendait. Un sourire nerveux lui barra le visage.
« Chinchou, laisse-toi frapper ! Mais mets tes deux antennes devant toi comme protection ! »
Albert rit brièvement. Roucoups fonça sur le loupio qui mit en avant des longues antennes. Ce qu’Elza espérait se produit : Au moment ou roucoups touchait Chinchou, celui-ci réagit violemment.
Comme lorsque Matthew l’avait caressé la première fois, le contact de plein fouet avec ses poches d’électricité déclencha une vive réaction de la part du pokémon. Une énorme décharge électrique foudroya le roucoups qui ne s’y attendait pas. Le pokémon oiseau tomba, K-O.
« Roucoups est hors de combat ! Elza de Doublonville gagne le match ! »
Elza soupira longuement. Houa, quel match ! Elle se précipita vers Chinchou et l’enlaça en le félicitant – Et en prenant bien soin de ne pas toucher le bout de ses antennes.
« Tu as été le meilleur, je suis fière de toi !
- Roucoups, reviens. » Déclara froidement Albert. « Et bien, tu es une redoutable adversaire, toi !
- Ca, c’est le moins qu’on puisse dire. » Annonça une voix inconnue du fond de la salle.
Tout le monde se retourna vers la porte. Une fille et un garçon se tenaient là. Ils avancèrent.
« Bonjour. » Déclara la fille. « Je suis Myxilia. Voici mon frère Alexandre. »
***
La nouvelle venue avait une vingtaine d’années, de grands yeux bleus et des cheveux noirs méchés de rouge. Un pikachu étrange était posé sur son épaule, un flot vert noué à son oreille.
Le garçon avait l’air d’être tout aussi vieux que la fille. Il la dépassait d’une tête, et semblait très maigre. Ses cheveux blonds tombaient sur ses oreilles et d’immenses yeux bleus lui donnaient un air de faux ange.
« Salut. » Lança-t-il.
« Bonjour. » Déclara l’ensemble des personnes présentes dans la salle.
« Elza de Doublonville, c’est ça ? » Dit Myxilia en se tournant vers Elza.
« Oui.
- C’était une fin de match étonnante. Vraiment, je suis impressionnée. Tu as disputé beaucoup de matchs ?
- C’était mon deuxième. » Avoua Elza.
La fille parut choquée.
« Houa, alors, tu as vraiment été brillante.
- Oh, merci ! » Sourit Elza.
Myxilia la considéra un instant, songeuse. Puis, elle se tourna vers Albert.
« Tu es Albert ? J’ai besoin de te parler en privé, c’est assez important.
- Pourquoi ? » Grogna-t-il.
Myxilia s’impatienta.
« Tu verras, morveux ! Allez, donne-leur leurs badges et allons ailleurs. »
Albert n’osa pas s’interposer face à une fille plus âgée qu’elle, et qui semblait si imposante. Ses yeux bleus le transpercèrent. Il s’exécuta donc, donnant à Elza et Matthew leur badge Zéphyr, puis s’éloigna avec Myxilia dans une pièce annexe.
Elza tenait dans ses mains le petit badge brillant comme s’il eut été un trésor de valeur inestimable. En fait, c’était presque le cas. Elle sourit et rappela Chinchou après lui avoir montré le badge en lui disant qu’il le méritait autant qu’elle.
Le garçon blond, Alexandre, n’était pas partit avec Myxilia. Il restait là à observer les deux jeunes d’un œil absent. Soudain, il regarda Elza et lui parla d’une voix grave.
« Tu t’es bien battu, vraiment. Pour que ma sœur te félicite comme ça, je t’assure que ça valait le coup.
- Oh ! » S’exclama Elza, surprise. Puis un détail la frappa. « C’est ta sœur ?
- Ma grande sœur, en fait. » Grogna t-il.
« Elle ne te ressemble pas…
- On a les yeux bleus, mais si tu veux savoir, le truc c’est qu’elle se teint les cheveux en noirs pour pas me ressembler.
- Ah, pourquoi ?
- Surement qu’elle s’est rendue compte que le blond était une couleur trop royale pour elle ! Elle me laisse la classe, c’est tout. » Se vanta-t-il.
« Ou peut-être que simplement je te renie, faux-frère ! » Lança une voix rieuse.
Myxilia revenait avec un Albert songeur à ses côtés.
« T’en rate pas une, toi. » Ironisa t-elle.
« Frimeuse.
- Gosse adopté !
- Boudin !
- Squelette ! »
Ils semblaient partis pour des heures. Matthew et Elza se regardèrent et haussèrent les épaules.
***
Finalement, les deux grands avaient arrêté de se disputé et Myxilia, qui semblait avoir trouvé un grand intérêt dans Elza, avait invité les deux enfants au café.
« Alors. » Déclara Elza après avoir commandé une énorme glace. « Qu’est-ce que vous faites dans la vie ? »
Myxilia éluda la question d’un vague signe de main.
« Je suis coordinatrice. »
Son pikachu mangeait à côté d’elle, et Matthew ne pouvait s’empêcher de le trouver étrange.
« Excuse-moi… » Commença t-il. « Ton pikachu, il est bizarre, non ? »
Un instant, il crut l’avoir vexé, mais elle sourit.
« Il est shiny. Sais-tu ce que c’est ?
- Non. » Les enfants se concentrèrent sur ce qu’expliquait la coordinatrice.
« Les shiny sont des pokémons comme les autres, sauf qu’ils ont une couleur différente de celle d’origine.
- OH ! » S’écria Matthew. « Comme le léviator rouge ! »
« Tu connais ça, toi ? » Dit Alexandre, surpris. « Oui, le léviator rouge est shiny. »
« Ca alors, mais, c’est rare ?!
- Plutôt, oui ! Tenez, Nezu, ma pikachu, m’a été offerte par mon père le jour de mes sept ans. Il m’avait prévenu ce jour là : c’est un pokémon rare et convoité.
- Ouais. » Continua Alexandre. « Et c’est pratiquement impossible d’en voir un, alors d’en capturer !
- Tu en as un aussi ?
- Nan. » Grogna le blond. « Mais mes pokémons sont plus forts ! » Affirma t-il.
Myxilia secoua la tête.
« Tss… Jaloux.
- Et, sinon… » Repris Matthew. « Alexandre, tu fais quoi, toi ? Tu es aussi coordinateur ? »
L’adolescent se figea dans une expression choquée.
« MOI ? Un coordinateur ?! Tu plaisante, j’espère ?! »
Matthew se tortilla sur sa chaise.
« Coordinateur, c’est un truc de fille qui aiment les paillettes.
- C’est pas vrai, beaucoup de mecs aiment ça. » Coupa Myxilia.
« Moi- » Continua Alexandre sans tenir compte de la remarque de sa sœur. « Je suis un Maître Pokémon. J’ai battu la Ligue de Kanto. »
Les deux enfants le regardèrent, admiratifs.
« Bin voilà ! » Dit Myxilia en levant les yeux au ciel. « J’suis trop fort et j’ai battu des dresseurs : admirez-moi tous. -T’es juste dégoûtée de pas avoir autant la classe que moi. » Répliqua le blond.
« Pas du tout ! Il faut autrement plus de classe pour être coordinateur, espèce de crétin sans cervelle !
- Je te bats quand je veux.
- Mes pokémons ont du style, ils sont beaux et aucune de tes attaques ne peut arriver à un résultat aussi hypnotisant que les miennes ! »
Ils s’étaient levés et se fusillaient du regard par-dessus la table. Puis ils se rassirent d’un coup, les bras croisés, chacun tournés de leur côté.
Elza et Matthew finirent leur glace dans le silence, de peur de leur demander quelque chose et de les monter encore l’un contre l’autre.
Après le repas, les deux adolescents se reparlaient comme s’il ne s’était rien passé. On voyait bien qu’ils étaient proches et qu’ils avaient l’habitude de se disputer de la sorte. Tous les quatre se rendirent au Centre Pokémon pour réserver une chambre en vue de repartir le lendemain matin.
Myxilia prit Elza à part.
« Dis donc. J’ai vraiment été impressionnée par ton match tout à l’heure. Je… Bon, je me demandais si mon frère et moi on pouvait t’accompagner un peu, puisque de tout façon on va suivre la même route que vous. Je voudrais voir encore… Comment tu te débrouille, tu vois ?
- Oh. » Elza rougit. « Matthew a été encore plus performant que moi !
- Ah, peut-être. Nous n’étions pas encore arrivés. » Elle eut un vague mouvement de main.
« Alors, tu es d’accord, Elza ?
- Bien sûr ! Pourquoi pas ! Je suis sûre qu’on aura beaucoup à apprendre d’un Maître Pokémon comme Alexandre… » Son regard se fit rêveur. « Enfin, il y a sûrement plein de choses à apprendre d’un coordinateur aussi ! » Se reprit Elza devant l’air contrarié de son ainée.
« Evidemment ! » Dit fermement Myxilia. « Alors c’est d’accord ! Nous continuerons la route avec vous, au moins jusqu’à Doublonville.
- D’accord. »
***
Les chambres étaient réservées pour la soirée, mais vu qu’il était encore tôt, les quatre adolescents se décidèrent à faire un tour de la ville.
Les filles partirent au magasin pour faire le plein de provisions et de médicaments. Myxilia tenait absolument à regarder le stock de Capsule Ball du magasin. Elza ne savait même pas à quoi ça servait, mais ça avait l’air d’une importance vitale aux yeux de Myxilia.
« Ca fait de jolies choses quand ton pokémon sors de sa ball. » Expliqua t-elle. « Oh, elles sont ici ! »
L’adolescente se précipita vers un stand de capsules bleutées dont les étiquettes indiquaient Cœurs ou bien Etoiles.
Elza flâna un peu plus loin. Elle prit une boîte de gâteau pour ses pokémons – Le dessin d’une énorme tête de kaiminus avec une casquette verte l’avait décidé – et continua. Des jouets pour pokémons s’entassaient dans un bac, à côté de promontoires de produits d’entretient. Des brosses de toutes les tailles et de toutes les sortes étaient posées sur les étalages. Brossez vos pokémons électriques sans vous prendre un coup d’jus ! indiquait une petite pancarte. Une autre disait Des poils doux pour un pokémon doux ! Elza passa le rayon avec un sourire aux lèvres.
Puis elle aperçu un rayon de vêtements. Elle n’était pas du genre coquette, mais un énorme chiffon jaune attira son attention. Vu de plus près, il s’avéra que le chiffon était un énorme béret jaune, assorti d’un gros nœud rouge sur le côté. Elle l’enfila pour rire et se regarda dans un miroir prévu à cet effet.
« Houa, sexy Elzounette ! Je crois qu’il n’existe pas de chapeau plus moche que le tien ! »
Matthew et Alexandre étaient venus rejoindre les filles, lassés d’attendre dehors qu’elles se dépêchent (Je t’assure qu’on en aura pour deux minutes ! Avait dit Myxilia). Elza se vexa. Elle le trouvait drôle, ce chapeau. Mais Alexandre enfonça le clou.
« Ca c’est sûr ! Il s’agit bien d’un chapeau au moins ? Tu sais, le rayon serpillère est pas loin. »
Elza les regarda d’un air furieux.
« Je me contrefiche de votre avis ! Ce chapeau est très bien ! Je vais l’acheter tout de suite ! »
Elle courut presque jusqu’à la caisse et paya le béret, ainsi que la boite de gâteau. Une fois sortis, les garçons firent comme si de rien n’était, tandis que Myxilia glissait à Elza.
« C’était bien dit. Tu leur as cloué le bec !
- Ah merci. Les mecs ne savent pas ce qui est beau, de toute façon.
- Quoi ? » Dit distraitement Myxilia. « Oh, ton chapeau. Il est horrible, bien sûr. Mais c’était bien de leur tenir tête quand même. »
Elza sursauta. Elle fusilla du regard Myxilia et se dirigea d’un pas rageur vers le Centre Pokémon.
De loin, on aurait cru une furie qui marchait à grand pas, les poings serrés le long des flancs, un énorme truc jaune et rouge vissé sur le crâne.
Myxilia éclata de rire, très vite suivie par les deux garçons.
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|  | | BlueBurn Chercheur de Shinies


Age: 20 Nombre de messages: 215 Date d'inscription: 12/04/2009 Localisation: Stockholm et Cannes Code Ami: Noir : 4040 5186 6671
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 | Sujet: Re: [Fanfiction Pokémon] Les Larmes de Jirachi Lun 2 Nov - 13:12 | |
| J'ai lu et j'adore! Est-ce que je peux te piquer l'image de groinfrex pour la mettre en avatar. Je suis pressé de connaitre la suite |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: [Fanfiction Pokémon] Les Larmes de Jirachi Lun 2 Nov - 13:38 | |
| Merci ! Me piquer l'image ? Elle ne m'appartient pas, c'est le site E-LOG qui les fait ! Mais tu peux la prendre je pense ^^ Tiens, voilà le lien ! Toutes leurs images sont sublimes ! CLIQUE |
|  | | BlueBurn Chercheur de Shinies


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 | Sujet: Re: [Fanfiction Pokémon] Les Larmes de Jirachi Lun 2 Nov - 13:49 | |
| Ok merci beaucoup, et continue ta fiction je veux savoir la suite |
|  | | | | [Fanfiction Pokémon] Les Larmes de Jirachi | |
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